Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

00:44 16/12/05

Ecriture ·

Six soupirs plus tôt, je n'ai toujours pas eu l'envie de le dire. Il n'y a rien sans doute rien de pire que cette envie de mettre en colis. Il y a sans doute quelque chose de sensuel sans quoi, je serais bien incapable de débiter tout ce texte dès que je te place entre moi et ma raison. Je regrette simplement l'époque où ta simple présence me crispait, m'étranglait, qu'il me fallait plusieurs heures pour que mes dents lachent un peu de leur tension, que j'en avais des crampes à mes joues tellement je m'impatientais de ne pas laisser échapper ma langue, de retrouver ton langage qui ne comprenait surtout pas mon désamour de la parole. Tout mon travail intellectuel se concentre sur cette haine de de la parole et de la prolifération totalitaire contre toute forme d'imagination, de possibilité de relier les modes en papier et les petits pas de notre monde. Je pratique donc cette poésie théorique qui se voudrait dégénérative car source de tout futur impossible contre ta génération généalogique qui prive tout présent dès lors que l'astre insulaire rend les coups de soleil. Mais par dessus tout, ce que j'aime c'est la poursuite patiente et inégale où je crois laisser à l'autre le temps de retourner toutes les bibliothèques pouvant contenir la cartographie écologique des espèces d'arbres.

Six longs silences plus tard, j'écrase du pied la dernière lettre de mon nom pour mieux couper le pont sur lequel je voudrais que l'on se tienne et quand derrière lequel s'impatiente ce que j'appelle un code structurel, la forme impressionnante sur laquelle se destine ma frayeur d'un mot, "loin", qui recouvre une telle foule que je n'ai pas d'autre choix que de croire qu'il est devenu impossible de parcourir une telle distance, que le regard du hasard ne peut transverser autant d'aubes sans se douter que la situation serait sous la conduite embarassante de cette envie embarassée de brassage.

00:24 26/11/04

Vision de la tangente ·

Cela peut s'appeler le moyen d'être trop profond. La vérité n'est pas toujours dans un puits. En somme, quand à ce qui regarde les notions qui nous intéressent de plus près, je crois qu'elle est invariablement à la surface. Nous la cherchons dans la profondeur de la vallée : c'est au sommet des montagnes que nous la découvrirons.

On trouve dans la contemplation des corps célestes des exemples et des échantillons excellents de ce genre d'erreur. Jetez sur une étoile un rapide coup d'oeil, regardez-la obliquement, en tournant vers elle la partie latérale de la rétine (beaucoup plus sensible à une lumière faible que la partie centrale) , et vous verrez l'étoile distinctement; vous aurez l'appréciation la plus juste de son éclat, éclat qui s'obscurcit à proportion que vous dirigez votre point de vue en plein sur elle.

C. Auguste Dupin, Double assassinat rue morgue, E. Poe

Il serait à l'heure actuelle plus sincère de donner au moins deux citations supplémentaires pour "triangulariser" un peu la boussolle en manque de pôles. Bien qu'une autre part de moi-même doute sérieusement de l'utilité et du caractère très vain de l'utilisation des mots. Sans doute cette conscience récente que les réductions ne sont compréhensibles que dans des espaces logiques confinés.

6.21 - La proposition de la mathématique n'exprime aucune pensée.

Tractatus Logico-Philosophicus, Ludwig Wittgenstein

Pour une raison que j'ignore, il me paraît toujours très risqué de s'appuyer sur une oeuvre dogmatique tellement on oublie parfois à quelle point cette dernière peut structurer et acheminer un point de vue aveugle, jusqu'à s'effacer et finalement oublier ce que l'on voulait dire ou plutôt qui l'on voulait faire parler. J'aimerai pouvoir remplacer l'exercice de style du "moi je, pense que" par un jeu où nous serions conscient de nos impersonnalités. L'incertitude a au moins le don de m'empêcher de parler.

Je n'ai pas suivi Scott en Inde. Je suis allé voir comment il se débrouillait, parce que je croyais sincèrement qu'il était décidé à poser des questions importantes à mes yeux. [...] Je me trompais. Ce qui l'intéressait, ce n'était pas de poser des questions mais de trouver des réponses.

Maggie, Les Larmes d'Icare, Dan Simmons

J'ai du mal en ce moment avec la notion d'image et donc également la pensée d'une personne. Rien que les objets inanimés posent déjà problèmes. Les différentes réflexions sur le mouvement dans la représentation statique sont génantes car montrer l'essence des choses, je n'arrive pas à placer les choses dans autre chose que la réalité éclairée. Tout ça pour dire que j'aimerai ne pas avoir à détourner les yeux par excès de clarté lors de nos conversations souterraines. Quelque part, je savais déjà que je dormais trop ces derniers temps.

00:54 15/02/06

Soustraction ·

N'avoir dieu que pour l'Autre. N'avoir l'autre que pour cieux.

13:24 23/07/04

Ephémère déterminé ·

Cette année, il n'y aura pas de roman de l'été parce que ça ne devait pas devenir une fatalité ou une banalité, sans compter l'indépendance à de la volonté.

Il y a aussi que je préfère chasser les papillons avec mon filet à raisons.

15:19 23/08/04

Reste pathétique ·

En ce moment, au boulot, je me fais un peu chier. Ce n'est toujours parce que je n'ai rien à faire (mon traitement de texte crie famine et envisage une thérapie pour traumatisme parental. Prière de ne pas alerter les autorités, c'est pour son éducation) mais c'est surtout que je suis dans une saine période "travaille à la mesure de ta paye et tais-toi" (ceux qui savent comprendront et ceux qui comprendront sans savoir ont mes félicitations du jury) et que l'urgence n'est pas encore au rendez-vous (4 pages par jour, c'est un peu comme écrire un poème à raison d'un lettre par semaine – et prendre de l'avance serait trop normal). Du coup, j'ai décidé que je serais grossier, pour une fois, de faire du léchage de cul, pour une fois, et de parler des autres weblogs en faisant des liens, pour une fois. Parce qu'il y a vraiment rien d'intéressant sur le net en ce moment, comme souvent. A la trappe donc les considérations métaphysiques sur le travail, la liberté, les humains, l'avenir et tout le reste qui occupe actuellement mes pensées. En fait, je vais même me la jouer bloggueur typique qui copie-colle (bientôt dans le dictionnaire) ce qu'écrivent les autres, histoire de leur faire quelques hits en plus et d'apparaître dans leur referrer et on connaît la suite.

Exemple 1, la citation, avec la quelle je suis à 100% d'accord et qu'un extrait sur cette page vaut plus qu'un poster dans ma chambre, à propos de la reception de l'écriture :

Je vais vous avouer un truc, le fait d’écrire ici, de mettre en ligne et à la vue de tous quelques textes éparpillés, tout cela est très égoïste. Je ne pense pas vraiment à vous quand je publie un billet. Après, ce que vous en faites suite à sa lecture, cela vous appartient ; quelque part je n’y peux rien.

Camille, Théoricienne du Chien Qui Pisse

Exemple 2, à propos du blogo-malaise dans la blogo-haute-société, il faut aller voir chez aucun effort rien que pour le titre et le sous-titre puis lui laisser pleins de commentaires "trop mort de lol" parce qu'il m'a cassé le concept de blog autiste.

Exemple 3, je vous parlerais bien des gens dont le site repêché dans mes referrers, qui bouge à peine en 2 ans et qui m'ont dans leurs liens avec l'ancien ancien titre qui date de ma maquette à base d'orange fluo et de dessins que l'on m'a honteusement et par inadvertance volés. Si, si le mouton là. Bêêêêêêê. Bon faut voir que M. 'Trao a bien développé du blog qui insulte ses lecteurs. Futur concept que je me permet donc de mettre à la poubelle par respect pour vous.

Ok, j'avais juste envie de dire "léchage de cul", expression qui a l'air de faire un retour dans nos bouches (ce qui est sale) et de joindre le geste à la parole, pour une fois.

15:10 12/09/04

Sushi ·

Alors que les vénérables maîtres-senseï du glandouilledo commençaient à se perdre sur les chemins de la recherche-action. Voici que débarque octolan avec sa description impressionnante de vérité des étapes de la procrastination, tel musashi nous guidant vers la voie de la lumière et pourfendant le mal qui commençait à nous ronger. Connaître le mal est toujours le meilleur moyen d'en guérir. J'aurai peut être dû noter sur un petit carnet heure par heure le déroulement de ces semaines de errances. Toujours est-il que si "la phase de colère" semble être passée, je ne sais pas vraiment si je suis/étais encore en "phase de dépression" (playlist à-la-con. Jefffffff ... Hum.) ou "phase de négociation" (cendres.net –ok, ça c'est fini– et autres projets). Amorce de la phase de transition vers "l'acception" à l'aide d'une playlist toujours aussi débile à base de Morcheeba (je fais ce que je peux) et demain "au boulot" (où il n'y a plus le réseau à-ce-qui-parait) ! Va pas bosser le dimanche non plus. Histoire de principes. Ok, c'est juste une excuse parce que j'ai encore du ménage à faire aussi.

00:12 26/11/04

Les mauvais mots mentent ·

L'incertitude des temps bavardés.
L'indénombrabilité de ces cadavres littéraires.
L'indicibilité des papiers mal écrits.
L'indémontrabilité de la raison.
L'incommensurabilité des portes mal fermées.
L'incompréhension de la couleur des yeux.

L'impossibilité de nos échanges.

02:19 11/06/05

Spirale ·

Le retour des romans dans mon temps de lecture est quelque chose qui me perdra. Sur les traces d'un monde en voie de perdition, elle déboule dans la rame de métro. C'est toujours énervant ces personnes qui ne peuvent pas s'empêcher d'attendre le train suivant. C'est toujours un peu chiant les transports en commun parce qu'il y a toujours de quoi se rappeller que « oui, faut être con pour se rappeller que les corps sont aussi physiques ». Surtout ce jeu débile de se regarder comme des tableaux ou des installations dans musée sociologique. Il m'avait parlé d'elle longuement, j'ai entrevu des photos seulement la veille. J'ai une bonne excuse pour regarder son visage qui quand même ressemble vraiment à la fille sur les photos. Il me faut tout ça avant de regarder des photos, comme un tableau ; une histoire sociale plutôt qu'une géométrie. J'imagine qu'en noir et blanc, ses yeux réussiraient quand même à créer un gris profond et lumineux. Son regard, dans ce métro aérien, me ramène sur terre. Qu'est-ce qu'il a ce con à me fixer comme ça ? Il peut pas lire son livre ? Ah si mais pas plus de trente secondes apparement. Envisager les gens que l'on ne connaît pas, tout à fait puisqu'il y a des photos d'elle dans une salle noire que je connais, a quelque chose d'assez obscène. Elle a rendez-vous quelque part à l'autre de la ville. Je la quitte en cours de route. Elle et lui m'en auraient voulu si j'avais sû quelque chose.

00:19 14/06/04

Cherche colocataire ·

Alors voilà le problème: ma colocataire actuelle ayant décidé de partir, nous cherchons quelqu'un pour lui succéder. N'ayant pas en tête une personne qui cherche un appartement pour une durée illimitée et prête à co-habiter (avec moi -ce qui est assez sélectif), je lance une appel d'offre sur ce modeste weblog.

L'appartement se situe dans le 15ème arrodissement. Cinquième étage sans ascenceur. Il fait 30 m². La cuisine et la salle de bains sont indépendantes des chambres cependant celles-ci sont en enfilade (il faut passer par l'une pour arriver à l'autre) et font une dizaine de m² chacune. Ce qui signifie qu'il ne faut pas être trop amoureux des grands espaces et être assez tolérant niveau promuiscuité. Le loyer est d'environ 350 € charges comprises (càd pas edf, ft, internet et le chat). Le quartier est tranquille et relativement mort par contre le métro (ligne 10) est proche.

Pour toutes propositions sérieuses: contactez-moi

23:36 13/12/04

le dialogue des petites choses ·

Action en deux mouvements. La lâcheté n'est pas seulement la fuite, elle est dans un premier temps plus particulièrement le renoncement au choix, la délégation à autrui ou à autre chose la liberté de décider et d'agir. Puis secondairement mais nécessairement, la lâcheté est l'interstice entre le renoncement et la liberté ou plus précisement le lieu où l'on attend de l'extérieur ce qu'il faudrait penser/ressentir. A partir du moment où l'univers des possibles existe, les situations d'attente interminables en sont le parfait exemple. Attendre d'être. Attendre d'avoir. Attendre l'autre. Attendre pour dire. Attendre de vivre. Attendre le bon moment. Attendre encore un peu. Attendre de savoir. Attendre un signe. Attendre l'être.

La morale de l'histoire, c'est que j'ai toujours dit que les séances de ciné de 11h et d'après 22h étaient les meilleures (surtout quand personne vous prévient qu'il y avait pas cours ce putain de lundi matin).

09:53 05/03/05

Sous-plat ·

Quelque chose me souffle d'abandonner la femme folle et l'amour surréaliste pour l'instant. Alors que dans le moment, je dirais certainement qu'il n'y a rien à faire pour le reste de nous.

21:30 08/01/06

Année ·

Savoir, c'est avoir une croyance qui suit la vérité à la trace.

Robert Nozick, Philosophical explanations
20:09 27/12/05

Si, toujours ·

Une nouvelle brosse à dents a trouver sa place dans mon sac à dos. « Ouais, ouais, ouais » comment dirait on. Un vingtaine d'heures et quelques cernes en plus, je ne le sais pas encore mais mon pull sentira assez violement la clope. Entre temps, j'ai relu encore une fois le tao te king à le reconnaître par chapitres entiers et tant pis si je finis comme une bête de foire parce qu'à côté de ça les livres de ma discipline coulent entre mes mains et je n'en retiens pratiquement rien (bien qu'il y ait des choses très drôle à lire sur le sujet). Il n'est pas impossible que personne ne m'ait dit de le lire, ni même lu vraiment ou alors je n'ai pas assez laissé venir mon absence de sources. J'ai toujours fait ça officieusement pour voir ce qu'il se tramait dans les alentours jusqu'à découvrir de loin les mystères d'une ville. Hasard d'un entre-texte précédent. Avant de commencer à roder mes chaussures de randonnée, je voudrais m'initier au yi king mais c'est peut être déjà là le premier détour depuis la dernière boucle. Il y a quelque chose de séduisant, je ne saurais dire pourquoi à part l'inconstance comme forme. Le secret, je le manifeste immédiatement : dans un cas, je dirais transformation et dans l'autre mutation. Je n'y comprend pas encore grand chose mais j'ai toujours aimé lancer les dés dans le vide. De la stagnation à la contemplation donc. Pourquoi pas, j'aurais vu le passage dans l'autre sens surtout autour de la même figure à un changement près. Non, vraiment, il va me falloir une tour monumentale pour voir d'aussi loin. Il m'a toujours semblé avoir besoin de hauteur pour jouer correctement au go.

Enduit et la nuit aussi mais pas trop sans quoi je ne pendrais pas ces quelques vignes sur les branches obscures d'un autre arbre, d'un petit mirroir flottant qui se demande bien si il renvoie autre chose que les agitations électriques d'une correspondance suburbaine un peu trop propre. Sans doute les petits pas mais jamais les grands, sans moi tu. Justement nom trop effrayant parce que j'y vois beaucoup de vagues, de sel et d'écumes rien qu'à m'y dépenser. Quel passage ennyant. Il faudra m'apprendre à fuir autre part quand dans l'essoufflement de la couleur.

18:58 16/07/05

Pompom ·

Le problème de l'ennui, c'est que ça me fait lire. Alors au lieu de vous raconter mes problèmes de cartons et d'annexes. Disons seulement qu'il y a des coïncidences qui ne font rire que moi et pas trop ceux que je bassine avec ça.

Si vous cherchez quelque chose de plus intéressant, je vous la fait liste de liens :

  • Feth et Claire sont partis en Corée et ont fait un joli carnet avec de jolis photos pour l'occasion. Un bon passe-temps lorsque l'on est coincé dans des endroits clos et peu lumineux appellés bureaux.
  • Planatary. Si la première réaction est de se demander si il existe un algorithme tout près pour classer ça alors le seul remède est une cure de anti-toxico-algèbre-combi-réseaux-sociaux. Plante à partir du niveau 10.
  • Ne sait toujours pas ce que je vais faire l'année prochaine mais lire ce genre de billet sur des blogs de thésards (ou ex-) ne change pas grand chose. Disons que j'ai déjà été longuement prévenu mais je n'ai toujours pas trouvé de futur-survivant en sciences humaines pour me raconter que de toutes façons, on peut pas faire autre chose que lire et faire des millions d'heures de terrain.
  • A la recherche du blog d'une collègue de bureau (et pas de boulot, nuance). Il existe des skyblogs qui sont quand même bien éloignés des caricatures et contiennent des phrases et de mots et ne ressemblent pas à un compte flickr. Par contre, ça coupe toute envie d'avoir des gosses.
00:29 13/03/07

Transition ·

Changement de titre