Il faut que je me le dise mais on est lundi ; depuis quand même ? Etre un peu en dehors du tao, j'ouvre le livre au hasard pour voir si il n'y a pas quelque chose d'oublier. Il faudrait que je rachète une version neuve, les lectures et les marque-pages blessent un peu le chemin (19, 20, 21, 23, 27, 48 plus ou moins, 63, 71, 78, 81). La petite voix est une mutation et non pas une accumulation et le voyage n'a pas pour but de se trouver une caravane dans laquelle entreposée des putains de bibelots ou mieux comme certains se les coller sur le capot ; il suffit de penser au dégout que peut provoquer une cuisine kitsch. La bonne raison pour abandonner tout cela: les saints, la faim, l'odeur du satin et les crétins. Je veux monter une aventure qui m'éloignera de ces édifiantes stupeurs. Le code secret précieusement conservé au fond de mon placard à pensées, j'attendrais que les autres aventuriers le devinent pour partir vers la première destination qui pour l'instant est un peu surréaliste comme pays et gris niveau climatologique. J'attends plusieurs courriers électroniques dont deux oranges et un vert. J'anticipe avec le ciel m'aidant ma probable réaction à l'impropulsion d'une des réponses et l'autre, je ne sais pas. Je ne préfère pas écrire, en fait, je ne veux plus parce que le faire pour rien devient un peu lessivant. La lecture comme décontentement. Ici, sans chaussure, je n'écris pas, je ne fais que lire les sillons de mes emprûnts et depuis que je me suis écorché en coupant un poivron la tête a quelque fois quelque peine à ne pas faire la fine boucle.
L'attente traquée et la parole comme une peau scellée ou pire une peur cédée mais jamais prononcé l'appeau céleste. Et la hauteur dans tout ça ? Les genres géniaux retrouvent toujours d'autres pour tonalités géniales pour s'aimanter. Je me leste avec mes brouillons et je te laisse les bouillons. La vie ne tient pas à un seul film. La ville est plutôt comme un pull multicouleuvre tissé avec des aiguillages. Le tic, c'est ne pas faire son laisser-vivre avec mirlaine parce que ça n'existe que dans les écrans de nos visions distantes.