Dostoïevski et les blogs ·
Faut-il être croyant pour vivre un miracle ? Nous avons une bonne nouvelle pour celles et ceux qui étaient inquiets pour l'un des sujets laissés à l'abandon depuis quelques temps.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Faut-il être croyant pour vivre un miracle ? Nous avons une bonne nouvelle pour celles et ceux qui étaient inquiets pour l'un des sujets laissés à l'abandon depuis quelques temps.
Elle et ses longues jambes s'allègent dans la loge de nos langueurs légères. La ligue de nos langues sur la lente largeur de nos égalités ne se lancent que dans l'éloge de l'élégance et de l'égarement alors que de l'engagement il ne se longe que l'élégie de l'égérie. L'angélique louange déloge les neiges des lentes généalogies de l'égologie.
Tranquillement assis dans mon canapé à lire un très intéressant livre mettant en scène un dialogue imaginaire entre Wittgenstein et Einstein à propos de Dieu; j'ai entendu une petite voix dans ma tête. Ma conscience, cette chieuse, est venue me parler. Si je veux arrêter de déprimer, il faut que je fasse un effort du côté de ma vie sociale. C'est comme ça. Loi naturelle et obligatoire. Il y a quelques jours, j'exposais mon point de vue sur la nécessité de vivre en couple ... Mais comme je suis pas un type particulièrement contraignant et après avoir pesé le pour et le contre, j'ai décidé que ce n'était pas une si mauvaise idée que ça (ce qui me permettra par la même occasion de vérifier que je ne suis pas effectivement quelqu'un de très social). On verra bien.
Avec l'été et ses multiples déménagements, j'ai également hérité de nouveaux voisins. Ils sont trois (Tom, Sam et Zoé), des colocataires, et ils ont l'air assez sympa et surtout bien plus sociables que moi. Quelques jours après leur installation,je suis allé les voir pour faire connaissance et ma foi, je crois que j'avais un peu sur-estimé ma misanthropie. Enfin, il faut quand même voir que pour une raison qui m'est totalement inconnue, Zoé me fait la gueule. Tom est sympa par contre mais il a l'air occupé avec son job de serveur. Puis il a un weblog ce qui en fait potentiellement une personne étrange. C'est avec Sam que ça passe le mieux et comme elle a rien d'autre à faire de ses journées (étudiante en vacances), elle passe squatter l'après-midi de temps en temps.

On déprime toujours autant mais on est deux.
Ce qui fait plaisir à ma conscience.
Je plane. Il paraît que. Personnellement, j'aime (bien) même si je pense n'avoir pas encore levé le pied non pas par manque d'audace mais simplement parce que la simple idée du frottement d'un pas me plonge dans une effroyable agonie sonore. Entre nous, c'est définitivement, non. Sans redéfinition possible. En ce moment, les mêmes pistes en boucle. J'avais promis à quelqu'un une compilation mais il faudra attendre un peu la fin de ce besoin de silence. Les disques rayés procurent ce petit bonheur pervers du retour incessant de la première minute. La répétition forcée, sans médiation, sans raison, seulement par la force des choses conduit à cet état d'annulation totale de la parole et du bruit, l'instant n'est alors qu'un bourdonnement sourd, une pure vacuité du sens. La seule solution est de se taire. Pour cette conviction, je préférerais toujours les doctrines qui place le silence comme fin des litanies à celle qui veulent éteindre tous les feux par la verbosité des incantations.
Si quelqu'un a une bonne méthode de guitare-basse à me conseiller, c'est le bon moment, ce par quoi j'aurai du commencer il y a quatre ans.
Quelque soit la noblesse de la cause, quelque soit l'urgence de la nécessité, quelque soit le caractère aussi symbolique que futile de l'acte, il ne faut jamais sous-estimer la rigidité de l'administration bureaucratique d'un établissement aux allures allant du chateau fort à la prison et donnant toutes les envies de rejouer un remaque soixante-huitard de la prise de la Bastille.
Quand se taire fournit toutes les bonnes raisons d'en vouloir à l'autre.
Si j'avais les connaissances nécessaires et les compétences esthétiques adéquates, je ferais certainement un jour des études culturelles comparées qui viseront à faire émerger les archétypes relationels présent dans l'imagerie et la littérature orientale et nippone. Les archétypes ne survivent pas tout seul et ont besoin d'autres archétypes pour construire une histoire. Ces formes idéales sont certainement la base d'un modèle de relations qu'il faut trouver dans la réalité et les comportements et apparaissent comme invariants malgré le contexte. Le background méthodologique se trouve donc quelque part entre culturalisme et structuralisme.
Exemple: la fille et le soldat.
Un jour ...
Nous devions écrire une théorie des corps. Exercice facile de négation d'un contexte cartésien. Que manifeste nos corps sur la réalité ? Mon hypothèse était l'indépendance de l'existence sur toute autre forme de persistance. Le problème, c'est qu'il y a toujours cette tendance vers le Tout. Tout est texte. Tout est corps. Tout est l'autre. Le fond mathématique ramène le vertige de la contradiction et du néant.
J'imite la tragédie. J'angoisse face au tragique à venir. Je sais par ailleurs que tout ce que je fais, pense, déduit de mes raisons ne conduira à rien sinon la ruine de la présence. J'ai envie de dire. J'ai envie de frôler les corps sans les toucher, sans savoir si j'existe ou si je ne suis que le fantasme d'une éphémère pensée. Je résiste à l'éloge. Je ne sais pas si je nous survivrai au temps de l'âge. J'aimais te voir sans savoir.
Si je lis vite, c'est que je lis beaucoup.
Il y a certaines personnes que j'aimerai bien comprendre.
Changement de programme. Je met la sémiologie et tout le reste à la poubelle. Overdose inopinée de structure. Manifeste ou latente, si j'en entends encore parler condamnation immédiate à participer à une cure de désintox. Nouvelle problématique : L'inexistentialisme est-il un surréalisme ? Je vous laisse chercher où, qui et quand cela n'a pas commencé. Bonne pioche.
Cela peut s'appeler le moyen d'être trop profond. La vérité n'est pas toujours dans un puits. En somme, quand à ce qui regarde les notions qui nous intéressent de plus près, je crois qu'elle est invariablement à la surface. Nous la cherchons dans la profondeur de la vallée : c'est au sommet des montagnes que nous la découvrirons.
On trouve dans la contemplation des corps célestes des exemples et des échantillons excellents de ce genre d'erreur. Jetez sur une étoile un rapide coup d'oeil, regardez-la obliquement, en tournant vers elle la partie latérale de la rétine (beaucoup plus sensible à une lumière faible que la partie centrale) , et vous verrez l'étoile distinctement; vous aurez l'appréciation la plus juste de son éclat, éclat qui s'obscurcit à proportion que vous dirigez votre point de vue en plein sur elle.
C. Auguste Dupin, Double assassinat rue morgue, E. Poe
Il serait à l'heure actuelle plus sincère de donner au moins deux citations supplémentaires pour "triangulariser" un peu la boussolle en manque de pôles. Bien qu'une autre part de moi-même doute sérieusement de l'utilité et du caractère très vain de l'utilisation des mots. Sans doute cette conscience récente que les réductions ne sont compréhensibles que dans des espaces logiques confinés.
6.21 - La proposition de la mathématique n'exprime aucune pensée.
Tractatus Logico-Philosophicus, Ludwig Wittgenstein
Pour une raison que j'ignore, il me paraît toujours très risqué de s'appuyer sur une oeuvre dogmatique tellement on oublie parfois à quelle point cette dernière peut structurer et acheminer un point de vue aveugle, jusqu'à s'effacer et finalement oublier ce que l'on voulait dire ou plutôt qui l'on voulait faire parler. J'aimerai pouvoir remplacer l'exercice de style du "moi je, pense que" par un jeu où nous serions conscient de nos impersonnalités. L'incertitude a au moins le don de m'empêcher de parler.
Je n'ai pas suivi Scott en Inde. Je suis allé voir comment il se débrouillait, parce que je croyais sincèrement qu'il était décidé à poser des questions importantes à mes yeux. [...] Je me trompais. Ce qui l'intéressait, ce n'était pas de poser des questions mais de trouver des réponses.
Maggie, Les Larmes d'Icare, Dan Simmons
J'ai du mal en ce moment avec la notion d'image et donc également la pensée d'une personne. Rien que les objets inanimés posent déjà problèmes. Les différentes réflexions sur le mouvement dans la représentation statique sont génantes car montrer l'essence des choses, je n'arrive pas à placer les choses dans autre chose que la réalité éclairée. Tout ça pour dire que j'aimerai ne pas avoir à détourner les yeux par excès de clarté lors de nos conversations souterraines. Quelque part, je savais déjà que je dormais trop ces derniers temps.
Je voue une certaine haine sympathique au système bureaucratique. Mais comme j'aime bien la musique classique, je ne dirais rien sur la fabuleuse stupidité que peuvent développer la coalition des petits actes malheureux d'une journée qui ne l'était pas tant que cela.
Après ce qui pourrait s'apparenter à n'importe quoi sauf une réflexion, il a été décidé que "aaa" abandonne temporairement le délire surréaliste. C'est pas comme si j'avais rien d'autre à faire en ce moment. En attendant de savoir, il y aura comme un vrai blog ici (avec des dates et tout), je vous laisse vous débrouillez pour comprendre ce qu'il s'y raconte en prenant le risque de ne pas vous dire qu'il n'y a rien en enfer.