Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

15:46 26/08/04

Tractatus Natio-Media-Logicus ·

  1. Les jeux olympiques sont un évènement mondial extra-ordinaire.
    1. Célébration de la fraternité entre les peuples.
    2. Logique donc de se battre entre différentes nations.
  2. Ce qui est extra-ordinaire doit être filmé et médiatisé.
    1. Évènement mondial donc tout le monde doit se sentir concerné.
      1. Inonder les médias et la société avec ce sujet.
    2. Évènement mondial donc beaucoup de monde.
      1. Il faut donc choisir ce qui va être diffusé.
        1. Il faut que ça intéresse du monde. Audience comme on dit.
        2. Comme Nous avons des participants, il faut en parler.
          1. Ce n'est pas du nationalisme seulement un choix éditorial.
          2. C'est pas qu'on dénigre les Autres mais Nous, on est tellement meilleur que les Autres si ils pouvaient perdre parce qu'ils sont moins bons et qu'ils méritent moins que Nous de gagner.
          3. Si par miracle, il se passait quelque chose d'intéressant, ne le diffuser que si beaucoup de voisins ont l'air intéressé.
            1. Ou alors si aucun de chez nous n'a dépassé la 42ème place et qu'il faut combler le vide.
  3. Les jeux olympiques, c'est du sport.
    1. Mais le spectacle, c'est plus intéressant que le sport.
  4. Les jeux olympiques, c'est une bonne excuse pour jeter définitivement la télé.
    1. Pas la peine d'attendre la fin.
18:59 23/02/06

Réussir une révolution ·

Ne pas jouir du plaisir, seulement en frémir.

17:51 09/01/06
00:42 11/05/05

Paille ·

La désertion tensionnelle de cette feuille fait que je me demande si je ne crayonnais pas ici pour ne pas écrire autre part. Maintenant que j'aimerai embraser mes morceaux de papier disparu, j'ai comme l'impression que quelque chose s'est plissé. L'inter-minable retournement sur le ton de mes musiques sont quand même une forme de plaisir.

16:32 03/04/05

Comme moi ·

La ville est trop courte et l'amorce est trop longue.

00:56 04/09/04

Logique de l'asocial ·

Egoïsme méthodologique.

09:32 30/06/04

Problème chronique ·

Il est déjà assez difficile de trouver le temps pour aimer alors comment trouverai-je celui de ne pas aimer ?

14:56 11/02/05

Avant le début ·

On me présente un texte. Ce texte m'ennuie. On dirait qu'il babille. Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture. On n'est pas ici dans la perversion, mais dans la demande. Ecrivant son texte, le scripteur prend un langage de nourisson : impératif, automatique, inaffectueux, petite débâcle des clics ([...]) : ce sont les mouvements d'une succion sans objet, d'une oralité indifférenciée, coupée de celle qui produit les plaisirs de la gastrosophie et du langage. Vous vous adressez à moi pour que je vous lise, mais je ne suis rien d'autre pour vous que cette adresse; je ne suis à vos yeux le substitut de rien, je n'ai aucune figure (à peine celle de la Mère); je ne suis pour vous ni un corps ni même un objet (je m'en moquerais bien : ce n'est pas en moi l'âme qui réclame sa reconnaissance), mais seulement un champ, un vase d'expansion. On peut dire que finalement ce texte, vous l'avez écrit hors de toute jouissance; et ce texte-babil est en somme un texte frigide, comme l'est toute demande, avant que ne s'y forme le désir,la névrose.

Roland Barthes, Le plaisir du texte
20:39 23/09/04

Antidate ·

  1. Donnez moi
  2. ce job tant convoité
  3. ou
  4. pour le malheur de l'humanité
  5. je continue la sociologie.
01:21 24/11/04

Sweet Maryline ·

En faisant les poussières SQL, je me suis demandé comment je faisais pour écrire autant il y a un an ou deux. En relisant les petits billets qui auraient alors fêter leur anniversaire aujourd'hui, il ne m'a jamais semblé être aussi "indigent" (comme on dit en ce moment par chez nous et avec les guillemets). Il y a comme un vide en ce moment, un espace très newtonien (ou alors archimèdien avec une notion de vide) qui permettrait de dire quelque chose comme : "raconter demande deux forces substancielles, écrire et agir." De là, plus il se passe quelque chose moins l'on a le temps et l'envie de le dire.

Je marche à petits pas à la recherche d'une mythologie abandonnée. Je crois qu'il me manque en ce moment à ma vie un ensemble d'images à laquelle me rattacher. Il y a bien quelques candidats potentiels, des personnes sans qui mes paysages perdraient de leur couleur parfois criarde à en piquer les yeux. Mais il est peut-être meilleur de laisser en suspens les problèmes de la compréhension pour des raisons de commodité temporaire. Non, je crois qu'en ce moment, j'ai besoin d'instants. De petits objets temporels que je prendrai le soin de nettoyer avant de les poser sur ma cheminée pour les regarder plus tard avec nostalgie du temps toujours présent.

Il serait peut-être nécessaire de dire quelque chose de compréhensible comme par exemple, qu'il est parfois plaisant d'être une bille de flipper sujet aux lois de l'attraction même si du sujet, il ne reste que le centre de gravitation et la référence.

Ou alors une ambiance musicale (un peu niaise pour l'occasion, je vous l'accorde) serait mieux aproprié.

01:56 21/08/04

Mousson inutile ·

Nous nous retrouvons quelques temps après. Je regrette déjà. Je m'apprête à lui dire ce que je médite depuis un temps déjà, lui faire subir un peu de ce qu'il m'inflige. Première respiration. Il sait, il l'a étudié sous tous les angles ce soupir. Je ne suis pas celle que tu crois. Je ne suis surtout pas celle que tu vois. Il clignote ... ou bien est-ce mes paupières qui défaillent. Les mots reviennent. Plus généralement, je ne pense même pas être celle qu'il te faut. Regards fixes. Il faut réagir avant que la machine ne s'emballe. Arrête de chercher la page. J'aimerai prétendre avoir arraché les pages, celle de ce chapitre et du suivant. Il aurait suffit que je ne doute pas plongée au milieu du jeu. Arrête avec ce foutu bouquin. Arrête d'hypothéquer notre putain de réalité sur l'autel de la quête de théorie. Il réalise sans comprendre, donc il se tait. Prévisible. Sa main se rapproche de la mienne. Calmement, cette approche classique que j'ai vu se répéter des milliers de fois et déclinée à l'infini des combinaisons de situations, ce geste précis et organique s'interrompt. Dans l'affleurement de nos écorces célestes, je perçois l'entité présente, ce qu'il ne peut dire. Je murmure ma formule, étroit calcul final. Le social n'est pas une hypothèse à vérifier. Il se concentre, les yeux plissés. Maintenir son néant essentiel le brûle de contradictions. Il s'évanouit sur la table dans un brouillard de particules temporelles. Ma main s'avance vers la tasse à café, déjà froid, faisant s'envoler au passage les derniers grains de poussière. Les terrasses sont finalement le dernier lieu où je peux parler sans rêver.

12:19 25/05/05

MCI ·

On est toujours le free style de quelqu'un d'autre.

10:54 01/07/04

Recherche active ·

L'action research est une nouvelle méthode d'exploration de l'action. Cela consiste essentiellement à avoir un regard critique sur ses propres actions. Je ne sais pas trop si cette méthodologie a un quelconque rapport avec l'idée émergente que la conscience est le meilleur outils du chercheur mais l'idée d'être le sujet d'une recherche objective est assez séduisante même si, par déformation disciplinaire, cela apparait comme hautement biaisé et quasiment impossible à moins de se comporter comme un automate et de se vautrer dans l'illusion que nos comportements nous sont directement intelligibles. Personnellement, la rationalisation de l'action de soi-même et non d'un objet extérieur me parait être un moyen de forcer l'objectivité en esquivant l'intersubjectivité (la compréhension partagée par autrui) sans pourtant permettre de comprendre les formes "a priori" conditionnant nos pensées (focus sur l'action et non les motivations) qui, dans une conception partagée par un grand nombre de penseurs, est la condition plus que nécessaire pour l'élaboration d'un discours scientifique.

Action puis observation, finalement ce n'est pas tant différent de la posture adoptée dans le cadre d'un weblog nombriliste, la seule chose qui change est la manière de raconter sa vie. Alors voilà, si comme moi, vous voulez devenir la personne qui prend un air pensif à chaque fois qu'elle agit et fonder ce type de comportement sur une pseudo-théorie, il y a même un guide pour écrire une thèse à base d'action research.

00:11 13/04/05

Piscine ·

Attention, ceci est un billet intelligible ou presque.

En ce moment, je ne sais pas pourquoi mais je lis beaucoup de journaux perso de personnes qui ont la trentaine ou au moins mentalement. Parce que pour que pour moi qui grandit dans leur ombre, il y a un style "trentenaire". En ce moment, ça parle de gosses. C'est l'image que je me fais des gens qui approchent de cette âge : ils veulent des enfants ou ils sont entrain d'en avoir ou ils regrettent à moitié. Tout ça, moi, j'en ai peur. La dernière fois qu'on m'a parlé d'avoir des gosses, j'étais à la fac de psycho. Ce qui résume bien le problème et le contexte. Le pot de terre trônant sur une étagère témoigne de la dernière fois que l'on m'a parlé de responsabilité à propos de quelque chose de vivant. Il est vrai que je pourrais faire un effort et prendre soin du morceau de tige survivant. Ou juste acheter des graines pour nul en jardinage social.

Ca parle aussi quelques fois de couples et ce qu'il en reste. Les souvenirs, la poussière sur la cheminée ou bien les anecdotes de vies communes. Il y a une façon de dire et de faire les conjugaisons et les déliaisons que, nous, petits jeunes n'avons pas encore compris. C'est la seconde chose qui me fait lire ce style littéraire. Vivre avec quelqu'un pour moi, ça a toujours été ludique et surtout court. Pourtant, j'ai lu et je connais quelques trucs des gens "normaux" sur le sujet. Rapport à mes études. Qui me font croire que je ne suis peut-être pas dans la catégorie entre guillemets mais plutôt du côté des cas, qui ne fréquentent que des cas. Les signes avant-coureurs prennent des formes vraiment détournées pour ne pas dire perverses. Derrida, par exemple. Qui aurait pu se douter que "déconstruction" pouvait avoir la même fonction que le linge ? C'est fou comment avec l'âge, je ne sais où ou qui a dit cela, la communication se métaphorise et s'excuse.

Il y en a qui casse des assiettes et d'autres qui font des bibliographies.

Résulat de l'expérience : Rien. Autant ne pas raconter.

09:52 05/03/05

L'éligible ·

Elle et ses longues jambes s'allègent dans la loge de nos langueurs légères. La ligue de nos langues sur la lente largeur de nos égalités ne se lancent que dans l'éloge de l'élégance et de l'égarement alors que de l'engagement il ne se longe que l'élégie de l'égérie. L'angélique louange déloge les neiges des lentes généalogies de l'égologie.