Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

09:38 30/07/04
12:22 11/07/04

Entropie sémantique ·

Quelle est la probabilité de dire quelque chose qui n'a jamais été dit ?

13:47 08/07/04

Approche méthodique ·

Il y a certaines personnes que j'aimerai bien comprendre.

12:47 11/06/04

Question temporelle ·

Est-ce qu'un jour, une fois que le structuralisme sera rentré dans toutes les mentalités et que l'on comprendra que pour retourner la situation il suffit de penser les oppositions comme permanentes et qualitativement interchangeables, il y aura des masculinistes pour protéger les mâles devenus inutiles asservis à la domination féminine ? Par contre pour "les chiens de garde", ça va pas être possible. Il y a déjà un livre avec ce titre (pareil pour "les nouveaux chiens de garde").

23:48 27/06/05

Sûre ·

Nous devions écrire une théorie des corps. Exercice facile de négation d'un contexte cartésien. Que manifeste nos corps sur la réalité ? Mon hypothèse était l'indépendance de l'existence sur toute autre forme de persistance. Le problème, c'est qu'il y a toujours cette tendance vers le Tout. Tout est texte. Tout est corps. Tout est l'autre. Le fond mathématique ramène le vertige de la contradiction et du néant.

J'imite la tragédie. J'angoisse face au tragique à venir. Je sais par ailleurs que tout ce que je fais, pense, déduit de mes raisons ne conduira à rien sinon la ruine de la présence. J'ai envie de dire. J'ai envie de frôler les corps sans les toucher, sans savoir si j'existe ou si je ne suis que le fantasme d'une éphémère pensée. Je résiste à l'éloge. Je ne sais pas si je nous survivrai au temps de l'âge. J'aimais te voir sans savoir.

16:16 04/08/04

Formule onirique ·

Dans l'ombre d'un évanouissement

une proposition d'enlèvement.

21:42 02/09/05

Brise ·

A l'intersection d'une discussion, il suffit de deviner les mots, de lire les indications dans les petites cases. Elles sont comme une grille de mots croisés. Ceux qui ont des amphi le matin comprendront le sort qui attend les achevées.

01:21 24/11/04

Sweet Maryline ·

En faisant les poussières SQL, je me suis demandé comment je faisais pour écrire autant il y a un an ou deux. En relisant les petits billets qui auraient alors fêter leur anniversaire aujourd'hui, il ne m'a jamais semblé être aussi "indigent" (comme on dit en ce moment par chez nous et avec les guillemets). Il y a comme un vide en ce moment, un espace très newtonien (ou alors archimèdien avec une notion de vide) qui permettrait de dire quelque chose comme : "raconter demande deux forces substancielles, écrire et agir." De là, plus il se passe quelque chose moins l'on a le temps et l'envie de le dire.

Je marche à petits pas à la recherche d'une mythologie abandonnée. Je crois qu'il me manque en ce moment à ma vie un ensemble d'images à laquelle me rattacher. Il y a bien quelques candidats potentiels, des personnes sans qui mes paysages perdraient de leur couleur parfois criarde à en piquer les yeux. Mais il est peut-être meilleur de laisser en suspens les problèmes de la compréhension pour des raisons de commodité temporaire. Non, je crois qu'en ce moment, j'ai besoin d'instants. De petits objets temporels que je prendrai le soin de nettoyer avant de les poser sur ma cheminée pour les regarder plus tard avec nostalgie du temps toujours présent.

Il serait peut-être nécessaire de dire quelque chose de compréhensible comme par exemple, qu'il est parfois plaisant d'être une bille de flipper sujet aux lois de l'attraction même si du sujet, il ne reste que le centre de gravitation et la référence.

Ou alors une ambiance musicale (un peu niaise pour l'occasion, je vous l'accorde) serait mieux aproprié.

14:01 10/04/05

Panier ·

Les philosophes ne savent pas schématiser.

09:52 25/09/05

Poudre ·

En vie de ne passer plus d'ennuis dans Zébra.

19:09 16/07/05

Task ·

La décision est prise. J'abandonne mon corps. Bon en fait, j'étais déjà passé au non-acte il y a un petit bout de temps mais il fallait que cela soit dit. Si je n'ai plus de corps et qu'il ne reste plus rien de moi alors ça sera évident une bonne fois pour toute l'âme ou sa séparation nette avec le corps n'est qu'un pur artefact culturel. Evidence pour certains mais besoin de preuve immédiate. Vivre sans corps est assez facile, il suffit juste de renoncer à quelques affaires comme l'âge ou l'existence d'autrui en tant qu'être. D'ailleurs, je maintiens qu'être reste le verbe le plus con qui soit. Survivre sans corps n'est qu'une question de vision, même formule que pour le Sentiment Avec Un A.Vivre avec et réduire tout cela à l'ultime suffisance, voire condescendance.

18:24 29/07/05

3 juin ·

Je ne peux pas encore décider comment il faut la comprendre ; je me tiens donc tout tranquille, tout effacé — oui, comme une sentinelle en ligne qui se jette par terre pour écouter le moindre écho d'un ennemi qui avance. Car je n'existe pas pour elle, et ce n'est pas un rapport négatif, mais un rapport inexistant. Jusqu'ici je n'ai osé aucune expérience. — La voir et l'aimer, c'est ainsi qu'on exprime dans les romans — oui, c'est assez vrai à condition que l'amour n'ait pas de dialectique ; mais après tout, qu'est-ce que les romans nous apprennent de l'amour ? Rien que des mensonges qui aident à abréger la tâche.

Sören Kierkegaard, Le journal du séducteur
00:38 21/05/05

Des faits ·

En marchant dans la rue, à essayer de recoller des visages à des destins et des destins au nombre limité de vie qui circule, une nouvelle question est apparue. Sybille ressemble finalement à Galahade surtout dans les mémoires où elles chassent d'airs concentrés des cieux les vieux à coups d'épieux et de pans si uniformes. A quoi ressembleront les enfants de nos futurs évanouissements ?

J'imagine Alexis parcourant d'immenses plaines multicolores dans une lente incertitude. Retour en arrière ou bon en avant, le port de la perruque blanche est d'époque, le cheval aussi. La liberté est un combat quotidien contre l'abandon. J'ai les pensées courtes, qui s'enchaînent et me mettent parfois hors d'haleine. Des fois quand je souffle et que je dévisage de faire autre chose, l'ombre me rappelle que chaque jour est à soumettre. C'est con en ce moment j'ai l'envie d'antres sensées ou d'être cessé. Je sais créer l'illusion de l'érudition, de la profusion et de la sensation. Les autres se perdent parfois plus que l'impression que l'on peut en avoir.

La confusion des bouts de souffle, j'ai parfois envie de moins de mois de moi.

15:18 11/03/06

Monnaie ·

Hier soir, j'ai failli devenir un névrosé de la brosse à dent. Je venais de mettre mes nouilles dans de l'eau bouillante et un morceau de viande congelé sur une poële incandescante quand les plombs ont sauté me laissant tristement seul dans le noir avec le bruit de l'ébulition et d'un début de friture. En évitant de partir sans rien voir parce que je n'arrivais pas à allumer cette saloperie de bougie, je me suis contenté de remettre en fonction l'espèce de levier qui sert de disjoncteur et plus tard dans la soirée j'ai reposé calmement ma brosse à dent avant de me les nettoyer une seconde fois tout en prenant la décision que le bruit de la chaudière valait bien un peu de chaleur pour cette fois-ci.

00:27 05/04/05

Haut vole ·

Je voulais te voir ce matin avant que les autres ne me voient et pour que tu me voies sans que les autres ne m'aient vu. Nous aurions ainsi pu garder le secret de nos croisements matinaux et le mystère de mes présences incongrues et souvent trop en avance n'auraient toujours pas trouvé explication. J'avais préparé bien précieusement mes affaires de l'après-midi dans la forteresse de ces objets qui te repoussent tant et tellement je te trahis en imaginant les courbes d'une fiction qui n'est pas la tienne. Jusqu'au moment où me rendant décompte que la pièce étant finie, je n'ai qu'à raté notre allez-vous.