Soustraction ·
N'avoir dieu que pour l'Autre. N'avoir l'autre que pour cieux.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
N'avoir dieu que pour l'Autre. N'avoir l'autre que pour cieux.
Quelque part est partout.
L'être est dans le secret. Dans l'intimité de l'existence, dans le pli non-psychanalytique des soupirs, il est possible de devenir. La culture de la parole est la non-vie ou plutôt la famine de la signification. Il faut réussir à ne plus rien se dire. Il ne faut pas écouter le discours pathologique qui fait de l'ignorance une souffrance. Je me tais, je veux tes. Je vis dans le secret de ton être.
L'argumentation théorique, c'est comme le Scrabble sauf que l'on joue avec des noms d'auteurs.
Les jambes qui me vantent, je les cache au couvent. Il reste quoi à faire après ? Mordre les coutures ?
Pour la troisième fois au cours de ma vie, je découvre les théories de la narration. Au détour de l'analyse filmique. Les adjuvants et tout le bordel, par exemple, je me souviens très bien qu'au collège, j'avais déployé une énergie incroyable pour ne pas retenir ces schémas. Parfois, j'aimerais pouvoir expliquer ces petits glissements sémantiques dans ma vie, comment les lettres se permutent dans ce petit volume. Ma boîte à pensées, j'ai beau guetter, je ne vois, à chaque fois, que la main qui y dépose les mots.
Personne ne m'a appris à penser. Personne n'a pris mes pensées. Je n'ai été épris de tes pans séants.
Ce que je serai si je n'étais pas moi.
Il y a plusieurs raisons pour ne pas "raconter" en ce moment. D'abord parce que ce qui s'enregistre dans le truc étrange qui dirige l'ensemble de ma présence physique dans un truc encore plus étrange appelé réalité ... donc en ce moment ce qui s'enregistre n'est pas vraiment matière à transformation littéraire. Je pourrai raconter comment toutes mes études sont vouées à l'écriture d'une publication du type "Observation de séquences d'interaction entre un professeur un peu caractériel et l'élève-intrus. Le regard de la sociologie cognitive sur la théorie de l'étiquetage" (ou comment mes études ne sont qu'une accumulation de situations d'étrangeté - Possibilité d'obtenir un schéma par courrier électronique).
Il y a également qu'avec mon projet de recherche actuel, parler ici en y mettant un peu de Moi est un peu gênant. Écrire sur soi n'a rien de sorcier, être sincère non plus. S'exposer tout en sachant que des personnes qui gravitent dans des sphères bien éloignées de ma scène d'internaute n'a rien d'effrayant non plus (connaissant l'improbable lectorat, l'incompréhension l'est un peu plus). C'est plus comme si tout d'un coup, je me mettais à déblatérer sur la spécificité de la prise en compte des sciences sociales dans l'élaboration d'un critère de scientificité et de la définition de l'activité de recherche. Cela serait un peu hors cadre du projet pré-établi ici. En essayant de comprendre pourquoi et comment d'autres écrivent, j'en oublie pourquoi je le fais personnellement. La peur de la conscience et effet d'association si vous préferrez.
Ah si quand même, je savais bien que les gens d'en face étaient des vilains.
Confondre le digicode de l'immeuble avec la sélection de boissons de la machine à café du boulot.
La notion de sentiment est un besoin rétro-actif.
Attention, ceci est un billet intelligible ou presque.
En ce moment, je ne sais pas pourquoi mais je lis beaucoup de journaux perso de personnes qui ont la trentaine ou au moins mentalement. Parce que pour que pour moi qui grandit dans leur ombre, il y a un style "trentenaire". En ce moment, ça parle de gosses. C'est l'image que je me fais des gens qui approchent de cette âge : ils veulent des enfants ou ils sont entrain d'en avoir ou ils regrettent à moitié. Tout ça, moi, j'en ai peur. La dernière fois qu'on m'a parlé d'avoir des gosses, j'étais à la fac de psycho. Ce qui résume bien le problème et le contexte. Le pot de terre trônant sur une étagère témoigne de la dernière fois que l'on m'a parlé de responsabilité à propos de quelque chose de vivant. Il est vrai que je pourrais faire un effort et prendre soin du morceau de tige survivant. Ou juste acheter des graines pour nul en jardinage social.
Ca parle aussi quelques fois de couples et ce qu'il en reste. Les souvenirs, la poussière sur la cheminée ou bien les anecdotes de vies communes. Il y a une façon de dire et de faire les conjugaisons et les déliaisons que, nous, petits jeunes n'avons pas encore compris. C'est la seconde chose qui me fait lire ce style littéraire. Vivre avec quelqu'un pour moi, ça a toujours été ludique et surtout court. Pourtant, j'ai lu et je connais quelques trucs des gens "normaux" sur le sujet. Rapport à mes études. Qui me font croire que je ne suis peut-être pas dans la catégorie entre guillemets mais plutôt du côté des cas, qui ne fréquentent que des cas. Les signes avant-coureurs prennent des formes vraiment détournées pour ne pas dire perverses. Derrida, par exemple. Qui aurait pu se douter que "déconstruction" pouvait avoir la même fonction que le linge ? C'est fou comment avec l'âge, je ne sais où ou qui a dit cela, la communication se métaphorise et s'excuse.
Il y en a qui casse des assiettes et d'autres qui font des bibliographies.
Résulat de l'expérience : Rien. Autant ne pas raconter.
En décidant de faire émerger une nouvelle page narcissique sur le web, je m'étais promis à moi-même de me poser comme seule contrainte éditoriale de ne plus déprimer on-line et mettre de côté mes précédentes tentatives de règles très oulipiennes mais tout aussi humide que cette journée. Un dimanche pluvieux, un appart' à moitié vide, un chat absent plus tard, pour ne rester que dans l'aspect matériel de cette journée, je resiste plutôt bien en sachant que tout ceci n'est qu'une impression (d'où l'intérêt d'être idéaliste façon Hegel et nombril) et que Sidney Bristow et Carry Bradshow me sortiront de là à partir de 22h30.
D'abord sachez le : Lundi férié ou non, les forces supérieurs du Dimanche feront toujours pression sur les tendances dépressives propre au jour du Seigneur qui du coup n'a certainement pas le temps de s'occuper à ce que la Terre tourne aussi rond que possible. De plus, rapport à la lune et autres lois de l'univers, il est scientifiquement prouvé que cette Terre ne tourne définitivement pas tout à fait en rond.
Puis, laissez-moi dire que Urgences, ça devient franchement vraiment n'importe quoi. Entre les morts, les départs et les trucs qui n'arrivent que de l'autre côté de l'Atlantique : Accident d'hélicoptère sur un hôpital, un type qui détourne un tank et Santa Barbara ou bien Dawson mais je laisse le soin aux historiens de trancher la question.
Enfin, coutûme annuelle, certaines branches éloignées de la Famille me font goûter les joies d'une sphère sociale que je n'atteindrais certainement jamais à moins de devenir très rapidement intelligent, mettre de côté toutes mes considérations éthiques et trainer dans les bons salons, ceux du genre qui ne servent pas de chambre. Des salons qui font la taille de l'étage où j'habite et qui valent à la journée une somme si indécente qu'on ne le dit pas. Je ne partage plus ma vie avec une personne anglophone et chaque discussion me rappelle que je parle moins bien anglais que le dernier des bouseux du plus illettré des états américains. Le problème, c'est que ça ne me fait même pas envie tant de débauche, j'imagine que cela est en partie dû au fait que malgré toutes les stratégies rationnelles qui sont factuellement à ma disposition ou bien parce que vraiment, je ne me vois vraiment pas vivre Ça à plein temps et faire comme si c'était normal, comme si la valeur d'un verre de vin ne dépassait pas mes frais de bouche hebdomadaires. Je n'arrive même pas à culpabiliser de ne faire les courses que dans le super marché en bas de chez moi, de laver le linge moi même et dans une machine qui n'est pas la mienne, de ne pas être dans un restau, rempli d'américains plus vrais que nature - vieille blonde clichée accompagnée de cheveux grisonneux avec le même faciès que W. - et où l'on se demande si les prix ne seraient pas par hasard rester coincé en francs, à la place de quoi je discute d'Urgences et je finis de rédiger un projet de recherche. Si j'étais riche, je n'aurais certainement pas le même projet de vie et je m'en fous un peu de cette hypothèse à la con à moins biensûr si cela pouvait m'aider à accéder à la propriété et mettre un terme à l'angoisse des fins de mois alors pourquoi pas après tout. Il ne me reste plus qu'à lire Voyage en grande bourgoisie avant l'année prochaine.
Trop de choses dans le bide qui me font mal. Trop choses dans la tête qui me font voir des mirages et un mal de crâne qui ne s'arrêtera donc jamais. L'Autre me dit que je mange trop de sucres et l'autre Autre me disait que je devrais respecter "ta plume et ta pensée: car elles le méritent". Ingratitude incarnée sans conséquence, je sais que je ne mérite rien de cela, pas plus qu'elles ne me méritent. Ces mots me donnent envie de hurler et de fuir, ce que je fais de mieux au fond. Si ce n'est le seul geste que j'exécute à la perfection. A force de chercher les bonnes raisons, on devient tout de suite plus doué pour trouver les fausses excuses. Le mérite me fait enrager. On ne mérite jamais ce qui arrive, on mérite trop souvent ce qui ne devait pas arriver. Je pourrais certainement retourner Là et raconter comment je brûle mes plumes par souvenir du bon vieux temps. Un soupir s'inquiète pour cette voix. On ne mérite pas une situation, une relation. Il y aucun mérite à vivre pas plus qu'à mourir. On ne mérite pas plus une vie paisible qu'une vie sur-active. Il est idiot de penser que l'on mérite d'aimer tant les sentiments sont parfois doués de raisons. Se sentir mérité, se sentir aimé. Le mérite est plein d'existences. J'ai envie de crier à tous qu'il n'y a rien de glorieux à mériter autrui, que dès qu'il faut se battre alors le combat est perdu d'avance. Comme si la vie ne suffisait pas. Mal. Je ne veux pas mériter. C'est encore une fois totalement congruent avec le symbolisme du dépôt des armes.
Il faut que j'arrête l'eau du robinet.