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Si je lis vite, c'est que je lis beaucoup.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Si je lis vite, c'est que je lis beaucoup.
Idée de mémoire : Sociologie des cheveux. Enquête quantitative (socio-démographie capillaire) et qualitative (journaux de Modes et entretiens dans des salons de coiffure). La coiffure comme le suicide est un phénomène ayant une composante sociale et une explication fondamentalement sociologique. Rien à voir donc avec une question de goût subjectif puis que de toutes façons, la laideur est une valeur sociale. Chercher au passage si il n'existe pas des cas de référents universels de la laideur. Ex: La mise en page de la revue "Actes de la recherche en sciences sociales".
Idée de projet global : Se documenter sur la philosophie chinoise. Chercher un équivalent asiatique à chaque philosophe occidental. Passer l'année à ne parler que de philosophes chinois. En inventer au passage si nécessaire. Placer des réflexions totalement mystifiantes sur le sens de la vie tout en faisant croire que dans ce cadre de lecture, cela est une évidence ou une norme. Mettre en évidence au début de chaque dissert' et de chaque paragraphe, la notion de paradigme et que finalement si on ne comprend pas c'est surtout parce qu'on est idiot. Cracher ouvertement sur deux siècles de philosophie européenne et ne pas hésiter à répéter que les questions de la sociologie contemporaine sont toutes empreintes d'un hideux socio-centrisme et que si les gens qui l'étudient faisaient preuve d'un peu plus d'ouverture, les questions ne se poseraient même pas. Utiliser l'expression "aporie occidentalisée". Trouver autre chose à faire de sa vie.
Idée de ligne éditoriale pour ce weblog : Le weblog régressif. Partir de quelque chose d'à peu près potable, avec un soucis stylistique vers un abandon total de la rhétorique. Écrire n'importe comment. Garder les rimes et éviter les smileys parce qu'il faut pas déconner non plus. Le weblog qu'on aimait bien avant mais plus maintenant. Comme beaucoup de weblog sur le long terme mais ici une finalité et non une conséquence de l'incontinence. Prendre modèle sur la littérature moderne et contemporaine. Clochardisation volontaire du weblog en quelques sortes. La progression, c'est surfait. La régression vaincra. Position radicale dans le paradoxe "écrire pour ne pas être lu".
Idée pour moi-même: Arrêter d'écrire des trucs pour cette page nombriliste là où je devrais écrire quelque chose d'utile. Faire une catégorie "mon traitement de texte et moi", histoire de faciliter le travail de tri des lecteurs nié-e-s que l'on cherche à faire fuir.
J'aime le mot croire. En général, quand on dit "je sais", on ne sait pas, on croit.
Marcel Duchamp
L'entrée de Ludwig W. dans l'histoire n'est pas fortuite. Elle correspond à peu près à un regain d'intérêt pour le système philosophique et religieux Zen. Sincèrement, je partage la conviction que le Tractatus est une invitation au silence et à l'action. Ludwig ne pensait-il pas avoir mis un terme à toute discussion philosophique et conseillait à ses élèves d'agir plutôt que de philosopher ? Il m'a un peu sauvé du verbillage psychanalytique dans lequel je commencais à m'enfoncer. Embrasser l'interstice laissé entre les mots, entre les existences, se croire comme un néant sans fin. Quelque part, l'intimité à laquelle invitait le tractatus a fait sur moi l'effet, je pense, proche du satôri zen.
Par nécessité et récemment conscient que cela pouvait parfois paraitre dérangeant, j'entame une transition vers Roland B., qui lui est plus en rapport avec ce que je suis censé raconter et espérant que cela remettra en route mes mots.
Autre part au même moment et en plus compréhensible. Je n'ose pas parler de synchronicité par peur d'une ignoble régression.
Changement de programme. Je met la sémiologie et tout le reste à la poubelle. Overdose inopinée de structure. Manifeste ou latente, si j'en entends encore parler condamnation immédiate à participer à une cure de désintox. Nouvelle problématique : L'inexistentialisme est-il un surréalisme ? Je vous laisse chercher où, qui et quand cela n'a pas commencé. Bonne pioche.
Parler pour de vrai à des personnes fausses.
Parler pour de faux à des personnes vraies.
Avoir un masque pour pouvoir montrer son vrai visage.
Après avoir tirer sur les nids d'eau de mes sans-regrêts vraiment leçons de savoir-vivre esthétique. Il ne faut pas comparer, il faut seulement s'emparer, se construire des parrures fictionnelles comme on divise Paris en rues, les meilleurs chemins étant les petites ruelles quand la nuit débute seulement sa chute. Cessons les divagations. Après avoir étirer mes mythologies, donc, j'ai observé ces petites bougies que l'on entrepose entre nous pouvoir qui emporte le plus d'hostilité. Je ne comprends pas ce mouvement improbable à m'embraser les yeux d'une brûlure rétinienne qui reste la nuit comme comme une étrange griffure féline n'attendant que le son de ces papilles glaciales certainement en coloration de ton altitude.
Dans tous ces rêves, que je ne raconte pas, il y a ces personnes que j'essaie d'oublier en ce moment. Ce je qui s'efface. Ce tu qui me fait peur. Il et elle que j'aimerais revoir dans un avenir proche. Le on improbable. L'odieux nous contre lequel j'essaie de te préserver. Les vous que l'on distribuerait juste histoire de mieux se cacher. Ainsi que les tous autres que l'on aimerait parfois jeter à la poubelle. Car vois-tu, très chère, l'idéal égoïste est avant tout un combat contre soi-même et être égoïste est bien plus compliqué qu'il n'y parait. Ne penser qu'à soi, je ne pourrais le faire sans toi.
Ce que je serai si je n'étais pas moi.
Les liens du sens.
Je voue une certaine haine sympathique au système bureaucratique. Mais comme j'aime bien la musique classique, je ne dirais rien sur la fabuleuse stupidité que peuvent développer la coalition des petits actes malheureux d'une journée qui ne l'était pas tant que cela.
Le problème avec les romans de Tanizaki que j'ai eu le délice de savourer (aujourd'hui : Journal d'un vieux fou), c'est qu'ils se lisent vraiment trop vite. Malgré les efforts et l'attention pour prendre soin de chaque mot, imaginer chaque mouvement décrit, les situations qui sont pourtant lointaines, je ne peux que dévorer les pages. Et si j'avais décidé de manger réellement chaque page du livre, j'aurais sans doute mis plus de temps. La fulgurance fait parti des maladies graves et pathologiques qui se déclarent à la fin de chaque ligne. L'écriture a quelque chose d'invraisemblablement fine, rapide et directe ... plutôt lucide et longiligne. Sans pourtant se porter vers le creux, les mots coulent sur le papier sans friction et quand même l'inessentiel vient ponctuer le récit, il ne fait que confirmer que les détails futils ne viennent pas alourdir la narration pour peu que le support soit adapté en provoquant un léger décalage et non pas une atmosphère malsaine. Quelque part, je crois que toute cet art est résumé dans ''l'éloge de l'ombre" mais la matérialité littéraire dépasse l'idéal que l'on peut se faire à la lecture de ce traité incompréhensible dans un contexte qui se limite au système des signes européens et qui n'arrive pas au simple soupcon de la totalité esthétique que peut concentrer avec une telle densité aussi peu de traits d'autant plus éloignés.
A l'attention de ceux qui redoutent une relative stabilisation de mon parcours universitaire — ce qui est aussi mon impression du moment —, il y aura un dernier épisode, un petit film de clôture comme pour toutes les bonnes séries qui se respectent. On pourrait mettre la palpitance de cette partie de mon existence sur le dos de mes indécisions mais il semblerait que la cause soit plus extérieure, limite structurelle.
Bientôt sur vos écrans, L'Enfer du Dossier de Transfert (ou l'histoire d'une personne qui voulait changer de fac).
Après ça, l'acteur principal ne renouvellera pas son contrat dans le rôle de l'aventurier administratif et des secrétariat. Peut-être un spin-off ou pas.
Du fin fond de mon bocal, je me permet de donner mon avis sur la question de la sérénité. Parce qu'il y en une bonne et une mauvaise. La sérénité par mal-être fait façade de la pire des stupidités qui est la lucidité à propos de soi et de ce que (qui pense pouvoir penser la façon dont) l'on devrait être. Dans ses derniers retranchements, la seule vertu de ce mouvement est d'être l'unique spectacle de la feinte exercée par l'incertitude d'un miroir devant lequel on exécute des gestes en conséquence de sa réflexion/réflexivité. La sérénité sans une entière révolte contre l'esprit est une pure perte de la vérité et de la momentanéïté. Il y a donc un air paisible crétin qui sonne en fait la terrible mort de l'identité et de l'autre côté un silence frontal et absolu déchirant toute la bêtise de ceux qui croient que la paix est une question d'atmosphère. Sur la côte, il faut donc choisir l'engagement total de l'être sans quoi il n'y a qu'un lyrisme sérieux plein d'anéantissement.