Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

00:26 06/09/05

Coussin ·

En dehors de l'affreuse couverture, le dernier Lire : vaut la peine d'être lu. Au moins pour l'entretien de Yasmina Reza qui dit des choses interessantes sur la vie et la philosophie ou plutôt sur la vie de ceux qui en font. Le contact du papier ... il est sans doute inutile de jouer la morale. En plus, les photos sont jolies.

Une étrange phrase prêtée à Balzac (dossier du mois), « le romancier authentique crée ses personnages avec les directions infinies de sa vie possible » résume bien, je crois, le problème de l'affreuse couverture et du journal intime publié le plus égocentrique et narcissique du web internet — non mais plus d'une auto-photo par jour, même les vrais n'auraient pas osé.

03:26 13/10/05

Pseudonyme ·

A l'usage de ceux qui veulent faire référence à cet espace. Petite inflexion au principe d'anonymat stylistique de cette page, le nom de la page reste "a.a.a." (initiales indéfinies) et si il doit y avoir un pseudonyme ou un nom de locuteur, c'est नीवारकणैः.

Bon courage.

23:56 07/10/05

Retour ·

Histoire, d'aérer un peu mes cendres, j'ouvre grande les fenêtres, habitant à Paris je ne suis pas sûr de la rationalité de ma conduite. Ce n'est pas comme si je n'entendais pas le bruit des voitures.

02:32 17/09/04

Cassis ·

L'important dans la vie, ce n'est pas de casser des murs mais de toujours en avoir un sur lequel s'appuyer.

23:53 03/08/05

Lacets ·

Mes souvenirs tiennent dans une boite à chaussures, le tiers en fait. Ils n'ont pour troisième dimension que la profondeur ridicule des souvenirs. Il manque des éléments. C'est le paradoxe entre le temps et la mémoire. J'y ai retrouvé des voyages, des amis, des camarades de classe, des sorties, des parcs d'attraction, des soirées qui se terminent tard, une fête, une amoureuse platonique et plate et quelques autres. L'une d'entre elles porte un chapeau ridicule, pari idiot pour un moment plein d'espoir. La terminaison par une photo ridicule de cinq années d'un nombre rond que je n'ai jamais réussi à boire vraiment. Ensuite rien. Il n'y a toujours pas eu de fissure. Seulement, j'ai souvent du mal à dire que je n'ai que trois années poussiéreuses et vieillissantes. Aucun regret après tout depuis l'abandon (ou pas si) soudain de l'appareil, je fais la biologie de la lecture et de l'écriture, de ceux que j'ai pû tirer de ce petit volume que j'appelle Avant et qui ne peuvent vivre que maintenant.

16:48 26/07/04

Terrorisme disciplinaire ·

La sociologie, c'est comme la théologie, ça finit toujours par Dieu.

Je suis au courant que les critiques du père Pierre B. se servent allègrement du qualificatif "bourdivin" mais le statut de boite noire de la pensée bourdieusienne est telle qu'on trouve même pas de versions consultables sur le net ... ce qui me parait un peu idiot pour une sociologie qui dénonce les inégalités sociales dont l'accès au savoir est une des composantes (P. Bourdieu, Questions de sociologie, plus ou moins les 5 premiers chapitres) et malgré la place qu'occupe ses disciples sur la scène médiatique. Combiné à google, cela donne surtout l'impression de faire de l'exégèse plutôt que de la science.

00:45 21/11/05

Rêve ·

Si il y a quelque chose qui me frustre bien plus que tout autre au monde, c'est bien l'absence. J'aime bien regarder lorsque je me ballade lorsque deux personnes se séparent. Stupidement, j'imagine une bande-son à la Wong Kar-Wai car inévitablement dans cette distance sans destination, j'observe attentivement la disparition de la présence, de l'émmiettement quasi-mécanique des phases hallucinatoires des pas qui perdurent trop. A ce moment là, généralement, une des personnes se retournent, c'est mon passage préféré. Cette personne jette un regard rapide, puis ralentit et se retourne, observe l'autre déjà trop loin qui se détourne sans paraître. L'incertitude est souvent la plus totale, les possibles se livrent à une escrime pour savoir à quoi ressemblera le monde actuel. La décision, toujours, sauver l'âme pour et non, l'autre marche encore. Le possible prend la fuite dans un autre jour. J'ai bien compté (sur le fait que), jamais l'Autre ne se retourne.

Entre nous, je ne vous parle pas de mes sentiments, je ne pense pas le faire, ça serait tomber dans les travers du discours imposé par la forme conventionnelle de la page personnelle. La passion est un (de mes) objets d'étude et je m'y assujetti vachement à mes écritures en ce moment. Entre nous, je préfère les frottements en soie.

22:52 26/05/05

Légume ·

Il n'y pas je t'aime qui tienne. Il n'y pas je te mène qui sème. Il n'y a même pas de quai sans semelle.

Nous savons tous les deux que nous partirons bientôt. Nous nous répartirons bien assez tôt en évitant le savon.

18:01 17/12/05

Et elle ment ·

Après avoir tirer sur les nids d'eau de mes sans-regrêts vraiment leçons de savoir-vivre esthétique. Il ne faut pas comparer, il faut seulement s'emparer, se construire des parrures fictionnelles comme on divise Paris en rues, les meilleurs chemins étant les petites ruelles quand la nuit débute seulement sa chute. Cessons les divagations. Après avoir étirer mes mythologies, donc, j'ai observé ces petites bougies que l'on entrepose entre nous pouvoir qui emporte le plus d'hostilité. Je ne comprends pas ce mouvement improbable à m'embraser les yeux d'une brûlure rétinienne qui reste la nuit comme comme une étrange griffure féline n'attendant que le son de ces papilles glaciales certainement en coloration de ton altitude.

09:53 17/06/04

Raison pratique ·

Etre obliger de rester clouer à un fauteuil face à un écran inexpressif à essayer d'analyser et comprendre un ensemble de points et de matrices censés représentés la vie collective (ou un réseau social) selon le principe de la boite noire et à partir de cela pondre vingt pages ou plus pour dans 24h ou moins alors que dehors il fait le temps parfait pour être sociable est une raison suffisante pour développer une haine singulière de la cybernétique.

12:54 03/09/04

Réalisme antique ·

Le matérialisme parisien est fondamentalement en contradiction avec l'ascèse épicurienne/cynique.

01:14 06/03/06

Véhicule ·

Mon style est une imposture, une absence de posture, je ne fais que voir de trop près un grain de peau.

17:37 29/07/04

Nuage lourd ·

Vous. Je crois que dans tout processus d'écriture à un moment donné ou un autre, on commencer à s'interroger à propos des personnes à qui on s'adresse. Je dis donc vous alors qu'il s'agit certainement plus d'un petit groupe de tu voletant au gré des courants d'air. Ou alors c'est seulement ma dernière tentative avortée de problématisation ("Stratégie culturelle: publics ou spectateurs ?") qui me poussent à nouveau à généraliser mes essais de généralisations sociologiques. D'ailleurs, je crois que je a la même valeur que ce vous. Contrairement, n'ayons pas peur de la pédanterie, aux publications scientifiques, écrire des choses personnelles, subjectives ou même seulement individuels demande bien plus de recul que son contraire, une écriture plus centré sur un objet précis dont tout le monde s'attend à un discours le concernant. Pour me faciliter la vie, je m'écris à moi-même en imaginant que vous êtes comme je parce que contrairement à un je qui s'adresse à un vous ciblé, j'ai envie de dire toutes ces choses qui me passent par la tête plutôt que toutes ces choses qui doivent vous passer la tête.

22:51 25/10/05

Disque ·

L'être est dans le secret. Dans l'intimité de l'existence, dans le pli non-psychanalytique des soupirs, il est possible de devenir. La culture de la parole est la non-vie ou plutôt la famine de la signification. Il faut réussir à ne plus rien se dire. Il ne faut pas écouter le discours pathologique qui fait de l'ignorance une souffrance. Je me tais, je veux tes. Je vis dans le secret de ton être.

00:07 19/02/05

Consommation ·

Changement de programme. Je met la sémiologie et tout le reste à la poubelle. Overdose inopinée de structure. Manifeste ou latente, si j'en entends encore parler condamnation immédiate à participer à une cure de désintox. Nouvelle problématique : L'inexistentialisme est-il un surréalisme ? Je vous laisse chercher où, qui et quand cela n'a pas commencé. Bonne pioche.