Geste manqué ·
Confondre le digicode de l'immeuble avec la sélection de boissons de la machine à café du boulot.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Confondre le digicode de l'immeuble avec la sélection de boissons de la machine à café du boulot.
L'argumentation théorique, c'est comme le Scrabble sauf que l'on joue avec des noms d'auteurs.
En faisant les poussières SQL, je me suis demandé comment je faisais pour écrire autant il y a un an ou deux. En relisant les petits billets qui auraient alors fêter leur anniversaire aujourd'hui, il ne m'a jamais semblé être aussi "indigent" (comme on dit en ce moment par chez nous et avec les guillemets). Il y a comme un vide en ce moment, un espace très newtonien (ou alors archimèdien avec une notion de vide) qui permettrait de dire quelque chose comme : "raconter demande deux forces substancielles, écrire et agir." De là, plus il se passe quelque chose moins l'on a le temps et l'envie de le dire.
Je marche à petits pas à la recherche d'une mythologie abandonnée. Je crois qu'il me manque en ce moment à ma vie un ensemble d'images à laquelle me rattacher. Il y a bien quelques candidats potentiels, des personnes sans qui mes paysages perdraient de leur couleur parfois criarde à en piquer les yeux. Mais il est peut-être meilleur de laisser en suspens les problèmes de la compréhension pour des raisons de commodité temporaire. Non, je crois qu'en ce moment, j'ai besoin d'instants. De petits objets temporels que je prendrai le soin de nettoyer avant de les poser sur ma cheminée pour les regarder plus tard avec nostalgie du temps toujours présent.
Il serait peut-être nécessaire de dire quelque chose de compréhensible comme par exemple, qu'il est parfois plaisant d'être une bille de flipper sujet aux lois de l'attraction même si du sujet, il ne reste que le centre de gravitation et la référence.
Ou alors une ambiance musicale (un peu niaise pour l'occasion, je vous l'accorde) serait mieux aproprié.
Attention, ceci est un billet intelligible ou presque.
En ce moment, je ne sais pas pourquoi mais je lis beaucoup de journaux perso de personnes qui ont la trentaine ou au moins mentalement. Parce que pour que pour moi qui grandit dans leur ombre, il y a un style "trentenaire". En ce moment, ça parle de gosses. C'est l'image que je me fais des gens qui approchent de cette âge : ils veulent des enfants ou ils sont entrain d'en avoir ou ils regrettent à moitié. Tout ça, moi, j'en ai peur. La dernière fois qu'on m'a parlé d'avoir des gosses, j'étais à la fac de psycho. Ce qui résume bien le problème et le contexte. Le pot de terre trônant sur une étagère témoigne de la dernière fois que l'on m'a parlé de responsabilité à propos de quelque chose de vivant. Il est vrai que je pourrais faire un effort et prendre soin du morceau de tige survivant. Ou juste acheter des graines pour nul en jardinage social.
Ca parle aussi quelques fois de couples et ce qu'il en reste. Les souvenirs, la poussière sur la cheminée ou bien les anecdotes de vies communes. Il y a une façon de dire et de faire les conjugaisons et les déliaisons que, nous, petits jeunes n'avons pas encore compris. C'est la seconde chose qui me fait lire ce style littéraire. Vivre avec quelqu'un pour moi, ça a toujours été ludique et surtout court. Pourtant, j'ai lu et je connais quelques trucs des gens "normaux" sur le sujet. Rapport à mes études. Qui me font croire que je ne suis peut-être pas dans la catégorie entre guillemets mais plutôt du côté des cas, qui ne fréquentent que des cas. Les signes avant-coureurs prennent des formes vraiment détournées pour ne pas dire perverses. Derrida, par exemple. Qui aurait pu se douter que "déconstruction" pouvait avoir la même fonction que le linge ? C'est fou comment avec l'âge, je ne sais où ou qui a dit cela, la communication se métaphorise et s'excuse.
Il y en a qui casse des assiettes et d'autres qui font des bibliographies.
Résulat de l'expérience : Rien. Autant ne pas raconter.
En ce moment, au boulot, je me fais un peu chier. Ce n'est toujours parce que je n'ai rien à faire (mon traitement de texte crie famine et envisage une thérapie pour traumatisme parental. Prière de ne pas alerter les autorités, c'est pour son éducation) mais c'est surtout que je suis dans une saine période "travaille à la mesure de ta paye et tais-toi" (ceux qui savent comprendront et ceux qui comprendront sans savoir ont mes félicitations du jury) et que l'urgence n'est pas encore au rendez-vous (4 pages par jour, c'est un peu comme écrire un poème à raison d'un lettre par semaine – et prendre de l'avance serait trop normal). Du coup, j'ai décidé que je serais grossier, pour une fois, de faire du léchage de cul, pour une fois, et de parler des autres weblogs en faisant des liens, pour une fois. Parce qu'il y a vraiment rien d'intéressant sur le net en ce moment, comme souvent. A la trappe donc les considérations métaphysiques sur le travail, la liberté, les humains, l'avenir et tout le reste qui occupe actuellement mes pensées. En fait, je vais même me la jouer bloggueur typique qui copie-colle (bientôt dans le dictionnaire) ce qu'écrivent les autres, histoire de leur faire quelques hits en plus et d'apparaître dans leur referrer et on connaît la suite.
Exemple 1, la citation, avec la quelle je suis à 100% d'accord et qu'un extrait sur cette page vaut plus qu'un poster dans ma chambre, à propos de la reception de l'écriture :
Je vais vous avouer un truc, le fait d’écrire ici, de mettre en ligne et à la vue de tous quelques textes éparpillés, tout cela est très égoïste. Je ne pense pas vraiment à vous quand je publie un billet. Après, ce que vous en faites suite à sa lecture, cela vous appartient ; quelque part je n’y peux rien.
Camille, Théoricienne du Chien Qui Pisse
Exemple 2, à propos du blogo-malaise dans la blogo-haute-société, il faut aller voir chez aucun effort rien que pour le titre et le sous-titre puis lui laisser pleins de commentaires "trop mort de lol" parce qu'il m'a cassé le concept de blog autiste.
Exemple 3, je vous parlerais bien des gens dont le site repêché dans mes referrers, qui bouge à peine en 2 ans et qui m'ont dans leurs liens avec l'ancien ancien titre qui date de ma maquette à base d'orange fluo et de dessins que l'on m'a honteusement et par inadvertance volés. Si, si le mouton là. Bêêêêêêê. Bon faut voir que M. 'Trao a bien développé du blog qui insulte ses lecteurs. Futur concept que je me permet donc de mettre à la poubelle par respect pour vous.
Ok, j'avais juste envie de dire "léchage de cul", expression qui a l'air de faire un retour dans nos bouches (ce qui est sale) et de joindre le geste à la parole, pour une fois.
Rationellement, j'ai toujours pris la décision de préférer faire des études qui me plaisent tout en sachant que les chances de trouver un métier correspondant à mon domaine soit extrêment faible et le salaire encore moins assuré plutôt que de jouer à celui qui ira le plus loin en espérant trouver un boulot pépère, façon bureaucratie, avec obligation de partir à 17h30 et plan de carrière limité. Le but n'étant alors plus de finir l'année et de n'avoir retenu que ce que l'on voulait bien nous agiter devant le nez mais d'avoir appris le plus de choses. Du coup, j'ai un peu de mal à comprendre les gens qui ne sont là que pour incrémenter leur nombre d'années post-bac et qui étonnament sont dans le même genre de formation que moi et ce qui m'évite également un tas de question existentielle sur l'éventualité peut-être on-sait-jamais de trouver du travail alors que de leur côté, les autres ont d'autant plus de mal à comprendre que l'on puisse aimer ce qui nous pousse à nous lever tous les matins et à rester enfermer dans une cabane perchée sur un tas de briques. Etrangement, je ne me sens pas dans le camp de la médiocrité pour le coup.
Les étranges modes de la vie font tourner les paires de cartes dans le ciel. A force de manipulation, il y a parfois comme cette impression que ces deux mains tendus vers le ciel, dans l'obscurité apaisante d'une lisière, tendent, touchent et déplacent les surfaces planantes. Si belle sphère lunaire que l'on a cessé d'admirer, de contempler à défaut d'autre chose, dans l'entente de deux mondes. Dans toute la tragédie des nuisances, dans l'histoire des ciels, les signes se sont mis à cacher Lune dans un voile de traits se recouvrant au fil des détours. C'est fascinant de constater que dans le Hou Tian, il n'y ait que le lac pour faire la séparation. Avant l'étoile du matin, des morceaux de l'aube, de l'apparition d'une lumière aveuglante, non em que le regard doit se porter autre part que vers le haut, vers la découverte de la terre et des infinis reflets solaires de la vie. Je crois que c'est se détournement de la vision qui crée la fuite des mots dans d'interminables contingents près à prendre d'assaut la moindre parcelle des sens. C'est précisement cette immensité de la vue qu'il faut aimer, adorer et chérir tant que les armes ne vous crèvent pas les yeux ; partout. La déception n'est qu'une conséquence de l'oubli quand revient l'étoile du soir et que l'auré et l'aurore se propagent : quand les étoiles tombent comme la pluie et font des champs une étrange partition musicale, faut-il vraiment voir sur ce sol la chute des plumes ?
Ô ma belle petite île enchantée, pas si cachée que ça. Je suis désolé pour toi si, sous les assauts des vagues de réalité, je dois abandonder personnellement le rivage de mes lassitudes narcissiques pour rejoindre la promenade des parisiens. Ou peut être que non vu que le brouillard qui planait sur cette Avalon était aussi magique qu'un écran de fumée issu de l'autodafé de mes pensées.
Only one is a wanderer; two together are always going somewhere. Madeleine, Vertigo
La vie ressemble trop souvent à un film d'Hitchcock.
Maintenant que j'ai sorti le lapin de son chapeau pendant que j'attendais dans le frigidaire ambulant du dehors, je devrais la mettre en veilleuse, un peu et attendre encore. Mais c'est plus fort que moi, ce désir froid qui fait la différence, j'en suis amateur.
Le « symptôme » de la prédisposition à l'amour n'est pas le désir conscient de tomber amoureux, ni le désir intense d'enrichir l'existence ; mais le sentiment profond de ne pas exister, de n'avoir aucune valeur et la honte de ne pas en avoir. Le sentiment du néant et la honte de sa propre nullité : tels sont les signes avant-coureurs de l'état amoureux.
Le choc amoureux, Francesco Alberoni
Choix à prendre, énonciation descriptive ou dénonciation prescriptive ? L'approcher de façon constructive ou étudier les passions intrusives ?
Dans les souterrains parisiens, les gens ne sont que des trajectoires vers l'horizon d'un prochain siège.
Avant
Après
Cette actrice qui ressemble à une fille, une connaissance, une pensée. Ses manières de faire et d'allumer. Les gens la regarde comme une spectatrice dans son infinie réalité infra-mondaine.
J'ai toujours eu peur d'avoir un weblog.