Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

01:04 10/08/04

Tue la théorie ·

Pour une cohorte de pseudo-matheux qui sont passés du côté ingnobe du pouvoir, collectionner et visionner des biographies documentaires et télévisuelles de John Nash, c'est un peu comme un apprenti archéologue qui regarderait Indiana Jones ou bien les fans de tuning entrain de fantasmer sur les pots d'échappement de Fast and Furious. Il s'agit là du problème du modèle ayant règne dans le domaine de la plus pure utopie car il faut savoir que le théorème de Nash est Utile dans la Vraie Vie. Chose tellement incroyable en mathématiques que cela vaut un prix nobel.

Résumé rapide pour ceux qui s'en foutent royalement ou ceux qui n'ont rien compris aux cours de théorie des jeux. Grosso-modo, quand deux joueurs qui ne sont pas dans un duel (les gains de l'un sont les pertes de l'autre) et qui ont plusieurs stratégies à leurs dispositions, il y a un couple de stratégies qui maximisent les gains de l'un tout en minimisant le manque à gagner du second. Si les deux joueurs décident de jouer l'une de ces stratégies (pures), il y a logiquement un avantage injuste pour l'un des deux. Le segment formé par ces deux points est ce que l'on appelle l'optimum de Pareto (ensemble des points où les gains sont, par espérance mathématique, maximum pour les deux joueurs). Sur ce segment vient ensuite de poser la parabole (d'équilibre) de Nash dont le point d'intersection est le point unique qui permet une répartition équitable des gains. Donc voilà, c'est un moyen de permettre à tous les participants d'un jeu d'être gagnant. Pour une vraie démonstration, il faut demander à un vrai prof' d'économie ou de théorie des jeux (c'est plus ou moins la même espèce) dont la taille de la goutte de sueur qui perlera sur son front suite à l'évocation trop soudaine d'un théorème aussi effroyable est strictement proportionnelle à l'incompréhension de la résolution géniale elle-même du problème. Rarement, on peut assister à un tel regard dépourvu d'espoir.

Comme tous les grands penseurs, Wittgenstein mon nouveau héros par exemple, qui ont eu un éclair de compréhension de la réalité, suite à une fréquention malsaine des mathématiques et de la perception logique de la réalité, en voulant dire les choses telles qu'elles sont vraiment et non pas autrement car, alors, elles deviendraient fausses, il est parti un peu loin des normes convenues comme étant le comportement moyen ne révélant pas un désordre mental. La découverte de l'équilibre ludique parfait dans un esprit assez déséquilibré en quelques sortes.

Alors moi je me dis, putain de Dieu, que le fait de ne pas être un sociopathe fini qui ne sait plus faire la différence entre l'absolue réalité et la fiction me sauvegarde, par bénediction, de toute tentative de croire avoir du talent ou de nourrir un quelconque espoir de faire quelque chose qui puisse un jour servir l'Humanité. Etant résolument équilibré, je préfère donc partir à la conquête de la démonstration fondamentale de l'inéquilibre nécessaire de l'univers.

quel magnifique reportage sur nash

10:11 20/07/04

Page blanche ·

J'ai toujours eu une difficulté à écrire noir sur blanc ce qu'il me passait par la tête. La question ne concerne pas ici un problème d'inspiration de l'auteur-écrivant-lecteur-gribouilleur que je ne suis pas ou de la couleur de l'encre utilisée mais bien de l'action d'écrire. La page blanche m'inspire une certaine beauté, salir la feuille et briser l'immaculé virginité du papier demande un effort cathartique que je n'ai jamais eu pu ou su vaincre. Idem pour la vie sociale, il y a un sentiment viscéral qui m'empêche (à tort ou à raison) d'entrer une scène qui n'est pas la mienne, de rompre une harmonie déjà en place alors que je pourrais très bien être un élément de cette écho social. La disposition écrivant-lecteur propre à la scène amateur des weblogs a ceci d'apaisant, on peut s'immiscer dans la vie des gens, découvrir des personnalités sans inférer, sans réellement devenir acteur de l'histoire; à la différence du voyeurisme, il y a pas d'autres plaisirs que de découvrir les subtilités d'une (de la ?) vie et à la différence d'un roman, il y a un paradigme de réalité bien plus présent (qui n'a jamais imaginé croiser ses lectures virtuelles dans le métro). Pour comprendre la spécificité du rapport entre écrivant amateur et utilisateur de carnet virtuel, je pense qu'il faut voir cela comme un premier personnage lisant un livre où vit un second personnage qui lit le premier, l'interaction par le langage pur et le partage du vécu dans un immense paradoxe de la réalité au mieux donc une influence par l'image. Du point de vue de la relation, pour moi, les weblogs se rapprochent plus de l'aphorisme du papillon qui rêve du sage (Tchouang Tseu, aphorisme) que du besoin communautaire.

En fait, derrière tout cela, il y a une crainte bien plus humaine: la peur de l'engagement.

13:07 07/11/04

4 Art ·

Il y a ceux qui se lisent et ceux qui s'analysent.

15:19 23/08/04

Reste pathétique ·

En ce moment, au boulot, je me fais un peu chier. Ce n'est toujours parce que je n'ai rien à faire (mon traitement de texte crie famine et envisage une thérapie pour traumatisme parental. Prière de ne pas alerter les autorités, c'est pour son éducation) mais c'est surtout que je suis dans une saine période "travaille à la mesure de ta paye et tais-toi" (ceux qui savent comprendront et ceux qui comprendront sans savoir ont mes félicitations du jury) et que l'urgence n'est pas encore au rendez-vous (4 pages par jour, c'est un peu comme écrire un poème à raison d'un lettre par semaine – et prendre de l'avance serait trop normal). Du coup, j'ai décidé que je serais grossier, pour une fois, de faire du léchage de cul, pour une fois, et de parler des autres weblogs en faisant des liens, pour une fois. Parce qu'il y a vraiment rien d'intéressant sur le net en ce moment, comme souvent. A la trappe donc les considérations métaphysiques sur le travail, la liberté, les humains, l'avenir et tout le reste qui occupe actuellement mes pensées. En fait, je vais même me la jouer bloggueur typique qui copie-colle (bientôt dans le dictionnaire) ce qu'écrivent les autres, histoire de leur faire quelques hits en plus et d'apparaître dans leur referrer et on connaît la suite.

Exemple 1, la citation, avec la quelle je suis à 100% d'accord et qu'un extrait sur cette page vaut plus qu'un poster dans ma chambre, à propos de la reception de l'écriture :

Je vais vous avouer un truc, le fait d’écrire ici, de mettre en ligne et à la vue de tous quelques textes éparpillés, tout cela est très égoïste. Je ne pense pas vraiment à vous quand je publie un billet. Après, ce que vous en faites suite à sa lecture, cela vous appartient ; quelque part je n’y peux rien.

Camille, Théoricienne du Chien Qui Pisse

Exemple 2, à propos du blogo-malaise dans la blogo-haute-société, il faut aller voir chez aucun effort rien que pour le titre et le sous-titre puis lui laisser pleins de commentaires "trop mort de lol" parce qu'il m'a cassé le concept de blog autiste.

Exemple 3, je vous parlerais bien des gens dont le site repêché dans mes referrers, qui bouge à peine en 2 ans et qui m'ont dans leurs liens avec l'ancien ancien titre qui date de ma maquette à base d'orange fluo et de dessins que l'on m'a honteusement et par inadvertance volés. Si, si le mouton là. Bêêêêêêê. Bon faut voir que M. 'Trao a bien développé du blog qui insulte ses lecteurs. Futur concept que je me permet donc de mettre à la poubelle par respect pour vous.

Ok, j'avais juste envie de dire "léchage de cul", expression qui a l'air de faire un retour dans nos bouches (ce qui est sale) et de joindre le geste à la parole, pour une fois.

13:24 23/07/04

Ephémère déterminé ·

Cette année, il n'y aura pas de roman de l'été parce que ça ne devait pas devenir une fatalité ou une banalité, sans compter l'indépendance à de la volonté.

Il y a aussi que je préfère chasser les papillons avec mon filet à raisons.

18:17 08/11/05

esprit ·

Personne ne m'a appris à penser. Personne n'a pris mes pensées. Je n'ai été épris de tes pans séants.

11:07 09/08/04

Referrer Junkie ·

Quand j'avais la prétention d'écrire d'une méthode pour "ne pas être lu", j'étais loin d'imaginer que cela serait assez efficace pour faire fuir les paumés de chez google.

16:38 10/06/04

MTV #2 ·

Le monde change trop vite pour moi. Dans mes souvenirs Nelly Furtado, c'était I'm Like a Bird genre electro-pop-mega-happy-lsd alors que là, Try, c'est super triste comme chanson. Mon système de classification des chansons pop ne s'en remettra jamais et le monde court à la catastrophe.

17:09 06/04/05

Pieds ·

Le garçon de lettres protégeant la lâcheté de l'être scientifique contre la fille de loi menaçant la liberté de l'ivresse. Victoire par chaos de nos corpus alignés sur le soleil.

09:49 19/06/04

Première séance ·

Ce qui est bien avec la séance de 11h, c'est que je me sens beaucoup moins seul de ne pas être le seul à être seul dans cette grande salle vide et obscure.

11:58 19/03/05

Ferme ·

les yeux puisque je préfère la vie surprenante.

16:42 12/06/04

Le bon moment ·

Ce matin, je me suis réveillé en me souvenant qu'hier, je les avais vu eux en concert. D'avoir entendu ce que je voulais entendre et ce qu'il fallait entendre a suffi à me faire oublier tout ce que j'ai pas fait et que j'aurai dû faire, tout ce que j'ai dit et que je n'aurai pas dû dire, tout ce que j'ai écrit et que je n'aurai pas d'écrire.

C'est difficile de se réveiller en sachant que ce genre de moments ne recommencera pas avant un certain temps qui ne se finit jamais.

00:12 05/07/05

Off ·

A travers l’écriture, je renouvelle quotidiennement l’affirmation de mon existence.

Sumire, Les amants de Spoutnick, Haruki Murakami
12:49 31/07/06

N110 ·

Certains prennent le train, moi j'ai choisi de suivre une boîte de thé.
00:59 23/09/05

Ecran ·

Par toutes les évidences et contre toute l'incidence, il y a des jours comme ça où j'ai envie de rentrer en marchant et de courir dans les escaliers. Ensuite dans mon rêve ennuyé, je sors par la rue Saint-Maur et dans mon immobilisme, je contraindrais toutes vos dispositions mobilisatrices et encore mieux ta disparition démobilisante.