Le mâle ·
Comme Hél-ème, j'exécute un étirement dos-rond très félin mais je crois que tout cela me ramène à ma condition de chien.
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Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.
Comme Hél-ème, j'exécute un étirement dos-rond très félin mais je crois que tout cela me ramène à ma condition de chien.
Alors comme cela, je découvre avec effroi que tu m'as déjà remplacée avec l'inexistante. Comme il doit être plaisant pour un traître de la Cause et des faits comme soi de venir à la réalité comme on vient à la religieuse. Je ne le dirais pas, jamais, tu m'as forcé à ne pas le faire, à l'oublier, toujours et ne pas le penser pour tant je transpire du pire de tes soupirs. Je n'écoute plus les longues aurées balancées d'un Sacré mensonge que nous nommons locomotion des passions. Arrache-toi la face de toutes ses salades et puis rends moi la lettre manquante et peut-être revois-tu tous tes paraîtres aussi nettes que ta guêpe.
On me présente un texte. Ce texte m'ennuie. On dirait qu'il babille. Le babil du texte, c'est seulement cette écume de langage qui se forme sous l'effet d'un simple besoin d'écriture. On n'est pas ici dans la perversion, mais dans la demande. Ecrivant son texte, le scripteur prend un langage de nourisson : impératif, automatique, inaffectueux, petite débâcle des clics ([...]) : ce sont les mouvements d'une succion sans objet, d'une oralité indifférenciée, coupée de celle qui produit les plaisirs de la gastrosophie et du langage. Vous vous adressez à moi pour que je vous lise, mais je ne suis rien d'autre pour vous que cette adresse; je ne suis à vos yeux le substitut de rien, je n'ai aucune figure (à peine celle de la Mère); je ne suis pour vous ni un corps ni même un objet (je m'en moquerais bien : ce n'est pas en moi l'âme qui réclame sa reconnaissance), mais seulement un champ, un vase d'expansion. On peut dire que finalement ce texte, vous l'avez écrit hors de toute jouissance; et ce texte-babil est en somme un texte frigide, comme l'est toute demande, avant que ne s'y forme le désir,la névrose.
Roland Barthes, Le plaisir du texte
Il y a quelque chose qui m'intrigue depuis quelques temps déjà.
Dans le métro, à part la tradition de faire la tronche et d'être le moins coopératif possible, il y a une sorte de nouveau jeu. Bon, personnellement, quand je ne suis pas assis près d'une fenêtre, j'aime bien observer furtivement les gens (une autre stratégie semble être la béatitude et la contemplation de ses propres chaussures). Mais depuis peu, j'ai remarqué -et ça ne l'a pas fait qu'à moi- que quand deux regards observateurs et furtifs se rencontrent, il ne faut absolument pas dévier la direction des yeux.
C'est là que je ne comprend plus vraiment.
Certains avancent l'hypothèse que c'est une sorte de combat mental et d'autres de la drague empathique mais un autre sondage montre que la majorité des usagers du métro pensent que le métro est certainement le dernier endroit pour taper la discut' et encore plus pour trouver l'âme soeur*. Ma théorie personnelle est que ce sont des extra-terrestres qui tentent de communiquer par télépathie et que ces regards soutenus sont un message pour un voyage vers un monde meilleur (que le métro parisien). De l'humanitaire au sens le plus véritable du terme donc. Le problème est qu'il n'y a pas encore de manuel de télépathie des extraterrestres du métro (puisque que comme un certain nombre de mes congénères terriens, je ne suis pas nativement télépathe) et que les tentatives de communications avec le visage semble être le signe de rupture de la communication (le regard devenant fuyant). Ce qui est assez frustrant parce que j'ai vraiment rien contre partir loin loin loin loin et explorer des galaxies lointaines.
* Un voyageur du futur tient à signaler que les premiers speed-dating sub-urbains auront lieux début 2020 car d'ici là il existera des implants pour nous faire croire que le métro est beau, qu'il ne sent pas la pisse et que donc les gens abandonneront la tradition de faire la gueule dès qu'ils sont sous terre.
Only one is a wanderer; two together are always going somewhere. Madeleine, Vertigo
La vie ressemble trop souvent à un film d'Hitchcock.
Je laisse l'autre écrire dans son coin même si en ce moment c'est plutôt le calme plat. Je respire la poussière. C'est con le virtuel, ça ne sent pas l'absence. Peut être que la porte était trop bien fermée à clef, je n'ai pas à chasser quelques incrust' fantomatiques. Je n'ai même pas l'impression de devoir tirer sur les draps à part peut être remettre une présentation chronologique des faits. Je ne me sens pas obligé de rattraper l'espace. Il ne s'est pas rien passé et je ne reviens pas sans mots dire, c'est un progrès non. J'ai par contre l'impression d'être un peu traitre de ne pas prévenir, je vous laisse me maudire.
La vie ressemble parfois à Rear Windows (de Hitchcock). On est là entrain de regarder par la fenêtre, à épier nos voisins pour savoir ce qu'ils font, à essayer de découvrir les drames et les cadavres dans le placard pour ceux qui sont vraiment curieux; bref, on fait attention aux autres pour l'histoire qu'ils véhiculent. Personne ne vous croit et les gens sérieux pensent que vous êtes dans un petit délire personnalisé dès que vous pensez avoir réussi à tirer sur un fil. Sauf que tragiquement, on a rarement la classe de James Stewart et encore moins Grace Kelly comme petit amie.
J'ai toujours su que j'aurai du faire de la photographie plutôt que des sciences.
Intelligence. Nothing has caused the human race so much trouble as intelligence. Stella, Rear windows
Les dimanches et leurs amies, les premières heures du lundi, m'en veulent ! J'avais finalisé un magnifique article sur le pourquoi du comment un dimanche ne peut être que raté (sujet passionnant qui ne passionne pas assez de monde. Les autres laborentins étant tous partis en cure) et voilà qu'en pensant l'avoir publié, je ferme toutes les fenêtes sans rien enregistrer. Profiter de la fatigue et des boutons de prévisualisation qui ressemblent au bouton d'enregistrement est un procédé honteux.
Cela pourrait être un mensonge pour inciter à la haine des dimanches mais ceci est la stricte vérité. Censure. C'est la vérité de la Semaine qu'on assassine. Vous n'aurez pas mes Mots !
Dans tous ces rêves, que je ne raconte pas, il y a ces personnes que j'essaie d'oublier en ce moment. Ce je qui s'efface. Ce tu qui me fait peur. Il et elle que j'aimerais revoir dans un avenir proche. Le on improbable. L'odieux nous contre lequel j'essaie de te préserver. Les vous que l'on distribuerait juste histoire de mieux se cacher. Ainsi que les tous autres que l'on aimerait parfois jeter à la poubelle. Car vois-tu, très chère, l'idéal égoïste est avant tout un combat contre soi-même et être égoïste est bien plus compliqué qu'il n'y parait. Ne penser qu'à soi, je ne pourrais le faire sans toi.
J'entends la voix diluée des anges sans âmes qui se dandinent platement pour les excuses de l'électronicité. La désaffection de mon affection m'inflige l'infection de ma figuration. Moi aussi, je souffle comme je peux à la recherche de l'étrange mémoire des notes.
La seule question possible façe à la dissolution des propositions est celle de la multiplication (et non pas la soustraction).
Je me demène pour avoir l'haleine de ne pas trahir, salir, pervertir la rime d'une ville d'antiquités. Je pourrais m'asservir par une lune assassine et ainsi allonger tes sales étés pleins de présomptions. Espace de non-vieille comm' d'abrupte quille. L'avis ballade ta triste forme nazie. J'essaie l'avoine de la bouche et des mots sans m'assécher les veines par des quenelles aussi logiquement pathétiques.
Le glam' sauvagera vos ânes.
Ceci n'est pas une observation participante. Je ne suis pas fait pour les sciences sociales. C'est l'incompréhension totale. A force de vouloir comprendre, je me perds trop souvent dans les couloirs colorés des logiques humaines. 1. Je me suis engueulé avec quelques-une de mes connaissances pour avoir dit le contraire mais finalement Franz Ferdinand, c'est pas si mal. Suffisait de me dire qu'il y avait d'autre chansons que Take Me Out. 2. Contrairement aux différentes critiques, je pense que le personnage d'Ismaël est le plus réussi du film et qu'il n'est pas aussi paumé que cela et qu'il reste celui qui montre le plus de lucidité par rapport aux autres qui, à l'instar de Nora, reste enfermé dans leurs trajectoires. 3. Demain, je m'abonne aux Inrocks.
Etre obliger de rester clouer à un fauteuil face à un écran inexpressif à essayer d'analyser et comprendre un ensemble de points et de matrices censés représentés la vie collective (ou un réseau social) selon le principe de la boite noire et à partir de cela pondre vingt pages ou plus pour dans 24h ou moins alors que dehors il fait le temps parfait pour être sociable est une raison suffisante pour développer une haine singulière de la cybernétique.