Anomalie Anonyme Anomique Anamorphose d'un amour analytique

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Fin [Fuite]

Explication : Pouvoir être (a1)/Je (a2)/Temps (a3). La seule manière de cloturer et de boucler définitivement ces figures est d'y mettre une fin. Il y aura sans doute des mécompréhensions de cette exploration alphabétique pour toutes les personnes, qui ne sont pas de la conversation des voix depuis le début de cette aventure sans matière. Quelques ajouts et corrections mais seulement à but correctif. Vive le mélange et la forme. Bienvenue en réelle anomalie anonyme anomique.

12:47 11/06/04

Question temporelle ·

Est-ce qu'un jour, une fois que le structuralisme sera rentré dans toutes les mentalités et que l'on comprendra que pour retourner la situation il suffit de penser les oppositions comme permanentes et qualitativement interchangeables, il y aura des masculinistes pour protéger les mâles devenus inutiles asservis à la domination féminine ? Par contre pour "les chiens de garde", ça va pas être possible. Il y a déjà un livre avec ce titre (pareil pour "les nouveaux chiens de garde").

10:30 13/06/04

Tous pas pareil ·

Yves Cochet, c'est quand le seul politicien a mettre des paroles de chansons à l'intérieur de ses publications sur son site web.

00:33 08/09/04

Ouvre ta bouche ·

Les autres me voient rarement où je suis.

23:28 27/12/04

Le mâle ·

Comme Hél-ème, j'exécute un étirement dos-rond très félin mais je crois que tout cela me ramène à ma condition de chien.

00:56 11/08/05

* ·

Dans quelques temps, je dirais par l'intermédiaire de quelqu'un d'autre que j'écris est un moyen d'exister. C'était une erreur, je préfère me taire et j'aimerai que d'autres en fasse autant. Le silence comme acte de parole plutôt que le bruit comme symbolique de la vacuité. Il n'y a pas de salaire pour ceux qui ont goûté le charme de ne plus avoir de voix alors que les haut-parleurs font les riches. Je vous laisse deviner dans quel camp la richesse trouvera refuge. Je deviens comme les autres, les sons comme pertes. Mes mots insolubles dans la bouillie de vos connaissance. Echapper à toute forme de reconnaissance parce qu'il est hors de question d'exister sous la forme nom jamais assez brillant. Si il n'y a qu'un seul projet, c'est celui. Je ne suis pas prêt à perdre.

16:19 10/06/04

MTV #1 ·

Grâce aux joies du cable, j'ai pû de nouveau regarder MTV (ce qui n'avait pas eu lieu depuis un long moment appeller adolescence). Je viens juste de comprendre que les Black Eyed Peas ne seraient certainement pas ce qu'ils sont sans leur nouvelle chanteuse Stacey Ferguson et que Kyo ne font que s'enfoncer dans le lamentable avec le coup de la chanson "quand j'étais jeune, j'étais persécuté et les autres étaient des moutons, j'ai traversé les épreuves de la vie et regardez je suis célèbre. Courage les petits, continuez d'acheter nos disques !" et souriez, ceci est une victoire de la musique (sur l'originalité).

Ok. Deuxième jour et déjà entrain de casser du sucre sur Kyo alors que j'avais réussi à me retenir pendant l'enquête sur la musique chez les jeunes.

22:51 25/10/05

Disque ·

L'être est dans le secret. Dans l'intimité de l'existence, dans le pli non-psychanalytique des soupirs, il est possible de devenir. La culture de la parole est la non-vie ou plutôt la famine de la signification. Il faut réussir à ne plus rien se dire. Il ne faut pas écouter le discours pathologique qui fait de l'ignorance une souffrance. Je me tais, je veux tes. Je vis dans le secret de ton être.

13:21 13/01/05

Sale plastique ·

Le sac de la fille au rêve vert trainait par terre devant la salle de cours, anormalement, occupée par des élèves qui auraient dû être loin. Un type à barbe et au regard perplexe la regarde exercer son droit à l'indignation et du mien celui de l'insignification. Pourtant, une main s'approche de son ventre et elle me tend une photocopie de son nombril. La page blanche. Les choses ne deviennent brillantes que dans leur absence.

23:23 02/01/06

Rouleau ·

Le problème avec les romans de Tanizaki que j'ai eu le délice de savourer (aujourd'hui : Journal d'un vieux fou), c'est qu'ils se lisent vraiment trop vite. Malgré les efforts et l'attention pour prendre soin de chaque mot, imaginer chaque mouvement décrit, les situations qui sont pourtant lointaines, je ne peux que dévorer les pages. Et si j'avais décidé de manger réellement chaque page du livre, j'aurais sans doute mis plus de temps. La fulgurance fait parti des maladies graves et pathologiques qui se déclarent à la fin de chaque ligne. L'écriture a quelque chose d'invraisemblablement fine, rapide et directe ... plutôt lucide et longiligne. Sans pourtant se porter vers le creux, les mots coulent sur le papier sans friction et quand même l'inessentiel vient ponctuer le récit, il ne fait que confirmer que les détails futils ne viennent pas alourdir la narration pour peu que le support soit adapté en provoquant un léger décalage et non pas une atmosphère malsaine. Quelque part, je crois que toute cet art est résumé dans ''l'éloge de l'ombre" mais la matérialité littéraire dépasse l'idéal que l'on peut se faire à la lecture de ce traité incompréhensible dans un contexte qui se limite au système des signes européens et qui n'arrive pas au simple soupcon de la totalité esthétique que peut concentrer avec une telle densité aussi peu de traits d'autant plus éloignés.

00:45 11/07/04

Séquelle démographique ·

Envie de manger du fromage le matin, de marcher le long d'un mur qui n'existe plus, de changer d'architecture et de capitale, de balbutier des mots en allemand, de me rappeller pourquoi Madame C. a demandé aux autorités compétentes une interdiction de territoire pour cause de charcutage après de longues, très longues années d'essayer une langue qui m'est encore hermétique alors qu'on tente de me l'apprendre depuis plus de la moitié de ma vie. Envie de descendre de ma tour pour voir comment ça se passe du côté de la réalité. Envie éphémère.

19:00 30/09/05

Termite ·

Le problème de la la vulgarité ce n'est pas la crudité de l'image mais la pauvreté de la qualité du sens que l'on attache à l'activité.

07:52 24/06/05

Pire ·

Nous sommes vociférations.

00:26 06/09/05

Coussin ·

En dehors de l'affreuse couverture, le dernier Lire : vaut la peine d'être lu. Au moins pour l'entretien de Yasmina Reza qui dit des choses interessantes sur la vie et la philosophie ou plutôt sur la vie de ceux qui en font. Le contact du papier ... il est sans doute inutile de jouer la morale. En plus, les photos sont jolies.

Une étrange phrase prêtée à Balzac (dossier du mois), « le romancier authentique crée ses personnages avec les directions infinies de sa vie possible » résume bien, je crois, le problème de l'affreuse couverture et du journal intime publié le plus égocentrique et narcissique du web internet — non mais plus d'une auto-photo par jour, même les vrais n'auraient pas osé.

20:38 07/09/04

Eclair ·

Il y a une fleur morte dans le couloir. Les pétales étalées à travers la salle.

15:42 18/06/04

La dissertation est un tir de bazooka ·

La vie devient futile quand elle dépend de savoir faire la différence entre Interactionnisme et Théorie de l'interaction sociale.

Pour la peut-être dernière dissertation de l'histoire de mes études (si on ne considère pas les oraux comme des dissertations à voix hautes et les mémoires comme une grande dissertation), je me suis donc payé le privilège de faire un petit hors-sujet. Mais bon, quand on donne un sujet comme "Origines et développements des théories de l'interaction sociale" à traiter en 3h, il faut pas s'attendre à de la finesse non plus. Il y avait aussi le sujet "Inégalités des chances scolaires: handicap culturel ou demande d'éducation ?" mais ça me semblait encore plus être un sujet propice à l'utilisation d'armes de destruction massive que de l'escrime réthorique tellement les auteurs et le plan étaient voyant (et puis juste pour le plaisir de contredire la théorie de l'acteur rationel). Ce qui ne m'a pas empêcher de partir à côté de la plaque avec mon sujet tout bidon sur la place de l'interaction dans les principaux paradigmes sociologiques que j'ai subtilement transformé en signification-interactionnisme-actionnisme.

En fait, ça dépend parce qu'aussi bien dans une théorie structuro-fonctionnaliste comme celle de Bourdieu ou la théorie systémique de Parsons, les interactions sont utilisées et caractérisées comme le moment de l'échange entre les individus donc il y a quand même tout un développement d'une théorie de l'action et d'une interaction bien que la signification derrière l'action passe en second plan et que l'activité ne soit finalement qu'une finalité d'actualisation des structures ou systèmes sociaux. Donc même si on utilise plus souvent les relations (et non les interactions) à travers une sociologie des réseaux sociaux, on sait pourquoi ils interagissent mais pas comment. Alors je ne sais toujours pas si c'était bien justifié de mobiliser l'ethnométhodologie en plus de l'interactionnisme symbolique pour montrer que la signification de l'interaction était la seule possibilité de comprendre le social et que la rationalité étendue de la théorie de Boudon permettait de réduire la compréhension de l'interaction à l'action.

Bon ... C'est quoi une théorie de l'interaction sociale ?

Ok. Je vois que mon hors-sujet est plus énorme que je ne le pensais.

Mon petit blog, ça fait du bien de te parler. Au moins toi, tu ne penses pas que l'utilisation du mot "phénoménologie" suffit pour impréssionner un prof.